vendredi 22 avril 2011

Entretien avec un agent littéraire : Michael Kuciak d’AEI

Entretien avec un agent littéraire : Michael Kuciak d’AEI: "

écrire scénario scénariste



Atchity Entertainment International (AEI) est une agence artistique présente sur la côte Est et Ouest des Etats-Unis.




A noter : les conditions du marché décrites par Michael Kuciak, Senior Vice President of Development, s’applique uniquement au marché américain.




Quels types de scénarios recherchez-vous tout particulièrement ?




Des projets bien écrits, solides, sans fioritures, dans pratiquement tous les genres – en particulier les comédies et les thrillers – de scénaristes qui savent combiner expression personnelle et approche marché. A l’heure actuelle, les tragédies et les films d’horreur sont difficiles à vendre. Les choses changent bien sûr, mais les thrillers, les films d’action-thrillers, les comédies grand public et les films d’action-comédies [e.g. Rush Hour], sont nos priorités.




De quel type de scénarios en avez-vous assez de recevoir ?




Ils sont de quatre types :




1) Les scénarios génériques, les « me too » [terme marketing pour désigner les produits qui imitent très fortement un produit leader]. Ce sont des projets tellement inspirés d’œuvres existantes que l’on se demande si le scénariste n’a rien fait d’autre à part regarder une brochette de films et gribouiller des idées dans son coin. Etre inspiré, faire vibrer le public, c’est un sentiment unique. N’importe qui peut s’asseoir, regarder des films de zombies à la pelle et écrire un scénario de zombies. C’est du réchauffé. Toutes les œuvres d’art ont une signification propre, et le scénariste qui aurait passé plusieurs mois à écrire une histoire qui dit en substance « J’ai vu tous les films de Quentin Tarantino », c’est une perte de temps monstrueuse, à l’écriture et à la lecture. Tous les scénarios peuvent être des génériques, même ceux qui se présentent comme « indie » [film produit en marge des grands studios] et qui recyclent l’univers de Wes Anderson, de Kevin Smith ou des frères Coen.




2) A l’opposé, nous recevons beaucoup de scripts qui aboutissent à la même question : « Qui, avec un esprit logique, peut penser que cela peut être tourné en film ? ». Il est important en tant que scénariste de trouver votre propre style, afin d’éviter l’écueil en 1). Mais dans le même temps, les scénaristes doivent être au courant des films qui sont déjà sortis, des films en cours de développement et des films bientôt à l’affiche. C’est faire preuve de professionnalisme que de s’intéresser à l’industrie que vous souhaitez intégrer. D’une part, cela vous évite d’écrire un scénario « me too », involontairement ou non, et d’autre part, vous avez besoin de références pour savoir ce qui se fait beaucoup, un peu ou pas du tout. Nous disons régulièrement aux scénaristes d’écrire une histoire unique mais la réponse se traduit souvent par un mix de films qui aboutit à un bordel unique. C’est de la réflexion superficielle.




3) Des scénarios mal exécutés. Cela semble évident, mais malheureusement cela ne l’est pas : si vous voulez être considéré comme un scénariste professionnel, vous devez apprendre les bases, comme l’orthographe ou les structures grammaticales. Il n’y a pas de maîtresse qui va corriger vos fautes et vous donner une note mais si vous voulez être pris au sérieux, vous devez connaître le b-a-ba. Ne vous mentez pas en croyant que quelqu’un va prendre le temps de parcourir votre déchet en espérant trouver un diamant. Il va juste vous considérer comme paresseux et dépourvu de talent.




4) Les histoires qui ne disent pas la vérité. C’est la tâche première d’un scénariste que de dire la vérité. C’est la seule et unique méthode pour écrire des histoires sincères qui émeuvent le public. Vous pouvez raconter des histoires avec beaucoup de fantaisies mais au bout du compte, les histoires sont écrites par des êtres humains, à propos d’êtres humains, pour des êtres humains. A moins d’être capable de retransmettre fidèlement ce que les gens ressentent véritablement, vous ne faites que relayer des clichés de la télévision. Par exemple, Wall-E est une histoire beaucoup plus humaine que dans la majorité des scénarios que je lis…




Je dois également ajouter que le scénariste doit être passionné par l’histoire qu’il essaie de partager. A l’heure actuelle, je suis en train de lire un scénario de film d’action-comédie de quelqu’un qui n’a visiblement pas de passion pour ce genre. Il a écrit ce scénario uniquement parce que c’est un genre vendeur. Cela a l’effet inverse : le scénario le montre sous son jour le plus mauvais. La clé du succès est d’écrire des histoires uniques qui sont vendables et qui jaillissent de votre être en tant qu’humain et en tant qu’artiste.




Comment un scénariste non représenté peut attirer votre attention de manière positive ?




Il doit venir avec un concept bien ficelé, bien exécuté. Il doit aussi être détendu, amical et professionnel. Cette dernière remarque a son importance : beaucoup de scénaristes ont entendu des histoires sordides à propos d’Hollywood qu’ils viennent sur la défensive, prêts à se battre. C’est vraiment fatiguant de gérer ce genre de situations et cela ne pousse pas à approfondir les rapports.




Comment vos clients maintiennent le contact avec vous, sans tomber dans l’excès ?




Le mieux est de prendre des nouvelles et de demander ou d’informer de manière pertinente dans le même temps. Une nouvelle hebdomadaire du type « Je suis à la page x du scénario dont je t’ai parlé » avec un « En outre, as-tu des nouvelles de Lionsgate concernant le scénario qu’on leur a envoyé ? » seraient parfaits. L’email est mieux parce que je peux y accéder sans contrainte. Le problème d’un coup de fil, c’est que je dois arrêter tout ce que je faisais à côté afin d’être pleinement concentré.




Vous devez être enthousiaste et proactif dans votre carrière. Et les meilleurs moyens, c’est d’écrire, de prendre des notes, d’offrir des idées et de comprendre que 90% de votre succès vient de vous. A l’opposé, la meilleure façon de perdre son agent est de blâmer uniquement les autres. Si vos scénarios étaient faciles à vendre, vous ne seriez pas en train de vous interroger pourquoi vous n’êtes pas Mr. Hollywood.

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écrire un récit

Fiche publiée dans Textes et méthodes 3e, Nathan 1999

A. l’intrigue
L’expérience personnelle se construit autour d’une intrigue, d’une transformation, ou tout au moins d’un évènement particulier. Le narrateur personnage subit une épreuve, franchit une étape, fait un apprentissage, et s’en trouve transformé.

B. les personnages
Il faut plusieurs personnages, nettement caractérisés, dans lesquels l’auteur peut s’incarner tour à tour. Le personnage principal peut avoir un confident. C’est le personnage à qui il s’affronte (l’adversaire) qui est le plus difficile à construire et à décrire.

C. les péripéties
Pour retenir l’attention, éveiller l’intérêt du lecteur, il est important de ménager un changement, d’imaginer une ou deux péripéties, des évènements forts, qui relancent l’intrigue.

D. les changements de point de vue
On peut se décentrer par rapport à son personnage principal. Le moyen le plus simple est de marquer deux époques différentes : l’époque des évènements et l’époque de l’écriture. Cette dernière permet d’apporter une autre vision sur la situation, des commentaires.

E. les dialogues
Pour que le texte soit vivant, il faut équilibrer la proportion des dialogues et du monologue intérieur, car le monologue intérieur n’exprime qu’un seul point de vue. Les dialogues permettent d’opposer des convictions.

F. la sincérité
La sincérité vécue est souvent trop intime pour être communiquée à un lecteur, ou en situation scolaire pour être noté. Écrire, a dit Louis Aragon, c’est mentir vrai, c’est-à-dire être capable d’inventer une histoire de toutes pièces, d’inventer des personnages imaginaires à partir de son expérience personnelle.
Écrire pour le lecteur ne demande pas d’être sincère ou non. Le lecteur n’a pas à se poser la question de savoir si votre expérience est vraie ou inventée : l’important est d’écrire un texte intéressant.
Vous êtes le scénariste qui la construit. 
Le pari est de construire une intrigue rigoureuse et de mener le suspens jusqu’à la fin. Donc, abandonnez tout de suite les idées de meurtres en série, de détails horribles, d’inondations d’hémoglobine. La meilleure histoire de la classe sera celle qui ne permettra la découverte du coupable que dans le dernier épisode ! 
Voici une suite d’éléments qui doivent obligatoirement figurer dans votre énigme. Seul (e) ou par groupes de trois élèves, vous allez l’inventer pas à pas. 

(D'après Louis Timbal-Duclaux, J'écris des nouvelles et des contes, © Écrire aujourd'hui, 1993, numéro spécial) 
Le crime
Qui a tué qui ? 
Pourquoi ? 
Où ? Quand ? Comment ? 
Choisissez la victime, le coupable, le mobile, les circonstances. 
Inventez dès maintenant une fausse piste : deux suspects possibles, dont le vrai coupable, deux mobiles, deux alibis. 

Pour vous inspirer, consultez les catalogues d’éditeurs spécialisés dans les collections policières. Les résumés des livres vous donneront des idées d’intrigues. 

Par exemple 
La malédiction du corbeau, Jean-Paul Nozière, Collection Je Bouquine, Bayard Presse. 
Maxime et son grand-père ont découvert que le précédent propriétaire de leur maison a été assassiné. Par qui ? Pourquoi ? Cet assassinat a-t-il un rapport avec le sabotage de la fusée Ariane qui vient d’exploser ? 

Collection Le Masque : 
George Baxt, Par élimination
L’héritage du millionnaire Andrew Graymoor échoira au dernier survivant de ses dix enfants adoptés. Le compte à rebours peut commencer… 

John Dickson Carr, Meurtre après la pluie
Un homme étranglé sur un court de tennis, une demi-heure après un violent orage. Et sur le sol détrempé, aucune autre trace que celles de la victime… 

Agatha Christie, Le crime de l’Orient-Express
Un wagon de l’Orient-Express bloqué par les neiges, et dans un compartiment, un Américain lardé de douze coups de couteau. 

Agatha Christie, La fête du potiron 
Au cours des réjouissances de Halloween, une fillette bavarde et menteuse s’est vantée publiquement d’avoir assisté à un meurtre des années plus tôt. Ce n’était guère prudent… Elle a été assassinée. Poirot enquête… 

Ruth Rendell, La danse de Salomé
Patrick Selby est mort d’un arrêt du cœur consécutif à des piqûres de guêpes. Mais les gens parlent, parlent… Et le Dr Greenleaf, qui a donné le permis d’inhumer, commence à se poser des questions… 

Le mobile

Les mobiles des crimes sont toujours un peu les mêmes. Choisissez-en un parmi ceux-ci et développez-le : 
• argent (capter un héritage ; bénéficier d’une assurance vie ; s’approprier un billet de loto gagnant, etc), vol (d’un tableau, d’un bijou, d’un timbre de collection, des actions d’une mine d’or, d’un manuscrit miraculeusement retrouvé, des plans d’une nouvelle fusée, etc) 
• amour, jalousie (toutes les situations du crime passionnel) 
• ambition (pour obtenir un poste de dirigeant dans une société quelconque…) 
• mauvaise conscience (faire taire un maître chanteur ou un témoin gênant) 
• vengeance… 

Le brouillage des pistes

Déterminez la manière dont le coupable a brouillé les pistes pour éviter d’être accusé : 
• alibi bien préparé (préciser : lieux, heures, témoins) 
• meurtre déguisé en suicide ou en accident 
• disparition du cadavre (de l’hôpital, de la morgue…) 
• déguisement de l’assassin (perruque, postiche, imperméable, hauts talons, etc) 
• faux indices : pièces à conviction qui accusent quelqu’un d’autre 
• détails mystérieux et insolites : cadavre caché dans un étui de contrebasse, étranglée de six bas de tailles et de couleurs différentes, victime aux pieds bandés, etc. 
• effacement ou trucage des empreintes 
• arme du crime inattendue et diabolique (coups de téléphone affolants, piqûre de guêpe déclenchant une allergie mortelle, poison dans le gâteau de mariage, etc.) 
•… sans oublier le traditionnel meurtre en lieu clos : chambre fermée de l’intérieur, bateau en pleine mer, chalet de montagne isolé par la neige 

Les indices et les preuves

Des indices doivent trahir le coupable et amener le détective à la vérité : des indices matériels, une phrase prononcée, deux témoignages qui ne concordent pas, un testament truqué, la copie d’un acte d’état civil… 
Les preuves, qui vont confondre le coupable et servir au procès, peuvent être de différents ordres : journaux anciens, décalage horaire, ticket d’autoroute, film de caméra de surveillance, empreinte digitale, test scientifique… 

La narration de l’histoire 

Le plus simple est d’écrire votre nouvelle à la troisième personne : le récit se raconte de lui-même et le narrateur n’apparaît pas. Dans ce cas, personne ne dit JE en dehors des dialogues, et vous-même, témoin ou enquêteur, enquêtrice, n’apparaissez pas dans l’histoire. 
Dans les récits classiques, l’histoire de l’enquête est souvent racontée par un ami du détective qui observe, note, et… ne comprend rien : c’est le personnage auquel le lecteur s’identifie. De la même manière, vous pouvez écrire votre récit à la première personne, en faisant raconter l’histoire par un (e) journaliste témoin. Vous pouvez également, dans ce cas, apparaître dans l’histoire, en tant que témoin, ou ami (e) de l’enquêteur. 
Il n’est pas conseillé d’être à la fois le détective et le narrateur de l’histoire : en effet, dans ce cas, il est très difficile de ne pas révéler trop vite la solution ! 

Voici un exemple, tiré d’une nouvelle d’Agatha Christie. Vous pourrez comparer l’exposé du mystère, au tout début de la nouvelle, et la solution qui, à la dernière page, y répond exactement : 

1. Le mystère 
LA TRAGÉDIE DE MARDSON MANOR 

J’avais été appelé hors de la capitale durant quelques jours et, à mon retour, je trouvai Poirot occupé à boucler sa petite valise. 
— A la bonne heure, Hastings, je craignais que vous ne soyez pas revenu à temps pour m’accompagner. 
— On vous a donc appelé à l’aide quelque part ? 
— Oui, bien que je doive admettre, d’après les apparences, que l’affaire ne semble pas passionnante. La compagnie d’assurances, L’Union de l’Ouest, m’a demandé d’enquêter sur la mort d’un certain Maltravers qui avait contracté chez eux, quelques semaines plus tôt, une assurance sur la vie pour la belle somme de cinquante mille livres ! 
— Vraiment ? m’exclamai-je intéressé. 
— Il y avait, bien sûr, la clause habituelle soulignant l’éventualité d’un suicide. Dans le cas où le client se serait tué volontairement au cours de la première année, l’assurance aurait été annulée. Mr. Maltravers a été dûment examiné par le médecin de la compagnie et, bien qu’il soit un homme ayant légèrement dépasse le bel âge, il fut reconnu comme jouissant d’une santé robuste. Quoi qu’il en soit, mercredi dernier, c’est-à-dire avant-hier, le corps de Maltravers a été trouvé sur le terrain de sa propriété en Essex, Mardson Manor, et la cause de sa mort serait une sorte d’hémorragie interne. Ce fait, par lui même, n’aurait rien de singulier, mais de sinistres rumeurs se rapportant aux difficultés financières de Maltravers traînaient dans l’air depuis peu et l’Union de l’Ouest a découvert, sans doute possible, que le gentleman en question était à deux doigts de la faillite. Cela change considérablement les choses. De plus, il avait une femme jeune et belle. On soupçonne qu’il aurait pu ramasser tout l’argent liquide dont il disposait pour payer l’assurance-vie dont son épouse bénéficierait et qu’ensuite, il se serait suicidé ! Une telle histoire n’a rien d’exceptionnel. En tout cas, mon ami, Alfred Wright, qui est un des directeurs de l’Union de l’Ouest, m’a demandé de découvrir la vérité sur cette affaire, mais, comme je vous l’ai dit, je n’ai pas grand espoir de réussir. Si sa mort avait été causée par un arrêt du cœur, je serais plus optimiste. C’est là un verdict qui peut toujours passer pour un aveu d’incapacité du médecin local, ignorant la véritable cause du décès de son malade. Mais, quand il y a hémorragie, aucune erreur n’est possible. Cependant, tout ce que nous pouvons faire est de chercher des renseignements utiles. Cinq minutes pour boucler votre bagage, Hastings, et nous prendrons un taxi pour gagner la gare. 

2. La solution
J’avouai : 
— Même à présent, je ne réalise pas très bien ce crime et son exécution ! 
— Commençons par le commencement. Nous avons une jeune femme clairvoyante et calculatrice qui, connaissant la débâcle financière de son mari et lasse d’un compagnon vieillissant qu’elle n’avait épousé que pour son argent, pousse ce dernier à contracter une importante assurance sur la vie en sa faveur. Ceci fait, elle cherche le moyen d’accomplir son dessein. La chance le lui offre ! L’étrange aventure racontée par le jeune officier ! L’après-midi suivant, lorsque Monsieur le Capitaine est en haute mer, comme elle le pense, elle et son mari flânent sur les pelouses et j’imagine leur dialogue : « Quelle bizarre histoire Black nous a racontée, hier soir au souper, observe-t-elle. Un homme peut-il vraiment se suicider de cette façon ? Montrez-moi si c’est possible ? ». Le pauvre fou lui montre, il place l’extrémité du fusil dans sa bouche. Elle se baisse et pose la main sur la gâchette, riant en levant les yeux sur lui : « Et maintenant, monsieur, conclut-elle friponne, supposons que je presse la gâchette ? ». Et alors… Et alors, Hastings… Elle la presse ! 

Agatha Christie, La tragédie de Mardson Manor, in Les enquêtes d’Hercule Poirot, © Librairie des Champs Élysées, 1968. 


Étape 2 : Vérifier la présence des éléments indispensables à l’intrigue

Petite liste pour vérifier la construction de votre énigme : 

• Qui est la victime ? 
• Où, quand, comment et par qui a-t-elle été trouvée ? 
• Par qui l’intrigue est-elle racontée ? 
• Quels sont les indices ? 
• Qui est coupable ? 
• Qui est d’abord suspecté (e) ? 
• Pourquoi ? 
• Comment le coupable s’y est-il pris ? 
• Comment le coupable a-t-il dissimulé son crime ? 
• Par quelles preuves le coupable est-il démasqué ? 

Étape 3 : Rédigez un résumé de l’intrigue 

Rédigez votre projet d’intrigue sous forme de fait-divers et en vous inspirant du fait-divers suivant. Vous présenterez la fausse piste que vous aurez inventée en l’introduisant dans votre texte, par exemple, par la phrase suivante : « On a d’abord soupçonné M. X. (ou Mme Y.) qui avait… Il a été arrêté puis relâché, parce que… » 

Étape 4 : Présenter oralement son texte à la classe 

En présentant oralement votre texte à l’ensemble des camarades de la classe, vous pourrez vérifier si votre intrigue est cohérente, si elle est assez complète pour être comprise. 
Servez-vous du questionnaire de l’étape 2 pour apporter, à votre tour, des conseils à vos camarades, pour leur faire des suggestions éventuelles au cas où leur histoire vous paraîtrait trop compliquée ou peu originale. 

Étape 5 : Créer des personnages 

Vous voici parvenus à une étape bien plaisante : il s’agit ici de créer les caractéristiques de vos principaux personnages : la victime, le coupable, l’autre suspect, et surtout votre personnage principal : le détective. 
Utilisez une fiche bristol. Vous pourrez l’orner d’un dessin ou d’une photo découpée dans un magazine, Ceci vous aidera pour décrire votre personnage. 
Voici un modèle de fiche qui vous aidera à inventer. Bien entendu, tous les détails qui figureront sur la fiche ne seront pas tous repris dans votre texte, mais ils vous aideront à imaginer vos personnages. 



Fiche pour créer un personnage

Nom/Prénom/Surnom :

Portrait physique
1. Sexe : 
2. Âge : 
3. Taille et poids : 
4. Visage (couleur des cheveux, yeux, peau, nez…) : 
5. Silhouette : 
6. Apparence (soigné/sale, beau/laid) : 
7. Signes particuliers (cicatrices, tics…) : 
8. Maladies : 
9. Vêtements habituels : 
10. Accessoires habituels (pipe, bijoux, lunettes…) : 

Situation familiale et sociale

1. Classe sociale (modeste, moyenne, haute) : 
2. Métier/fonction (travail, horaire, salaire) : 
3. Éducation (durée, écoles, matières favorites ou pas, culture…) : 
4. Vie familiale (parents vivants ? séparés ? divorcés ? orphelin ? Leur mentalité, 
leur cadre de vie, leurs habitudes/qualités/défauts) : 
5. Valeurs morales (honnêteté, honneur, courage, patience, respect, tolérance ou le contraire…) : 
6. Situation familiale (célibataire, marié, divorcé…) : 
7. Nationalité : 
8. Place sociale : effacée ou forte (clubs, associations…) : 
9. Activités de loisirs : lectures, journaux, sports, bricolage… : 

Portrait psychologique 
1. Caractère (nerveux, apathique, sentimental, rêveur, coléreux…) 
2. Attitude face à la vie (actif, militant, suiveur, résigné, désillusionné…) : 
3. Complexes personnels (peurs, superstitions, obsessions…) : 
4. Niveau d’intelligence : 
5. Capacités particulières (maths, littérature, cinéma, informatique…) : 
6. Relations avec les autres (extraverti, introverti…) : 
7. Qualités (imagination, logique, intuition…) : 

Vérifier que tous ces éléments sont cohérents entre eux. En modifier certains au besoin. 

Voici un modèle de fiche remplie pour un célèbre personnage d’enquêteur :

la rédaction vous remercie

I) Comment vous faire aimer les rédactions !

Le plus souvent je ne compte que sur moi-même en me disant : "pourvu que ça plaise à la prof" parce que les rédactions en français c'est un travail assez particulier car il ne s'agira jamais de réciter tout une leçon par coeur, non, dans une rédaction style collège, c'est vous l'écrivain. C'est à vous de mener l'histoire, de faire vivre des personnages, c'est tout autre chose que de calculer les trois quarts de fruit des 5 pommiers dans le verger qui fait 70 m2 non ?  Il n'y a rien de plus fabuleux que de mener son trvail par soi-même, autrement dit que quand vous serez noté sur votre rédaction (c'est sûr, il y a des notes qui peuvent vous decevoir ...) mais on est noté sur notre propre immagination ! On est pas noté pour savoir si on a bien appris sa leçon. C'est déjà mieux qu'un controle d'éducation civique non ?

II) Les aventures de Mlle framboise et ses rédactions

Il m'est déjà arrivé qu'un sujet ne m'inspire pas beaucoup. Dès fois on avait la possibilité de choisir entre 2 sujets ! Je ne savais pas du tout le quel choisir ... Une camarade de classe a demandé conseil à la prof parce qu'on était vraiment incapables de choisir l'un ou l'autre ...   Sujet 1 ? Sujet 2 ? Telle était la question !      
La professeur nous a dit que elle elle aimait bien le sujet 2 ... Il faut dire qu'on lui a tiré les vers du nez car un prof ne dit pas son opinion comme ça normalement !  Alors qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai pris le sujet 2 ! Parce que la question perpétuelle lorsqu'on écrit une rédaction je le rappelle, c'est "est-ce que ça va plaire à la prof ? Oui ou non ?" !Vu que j'étais toujours pas inspirée plus, j'ai décidé d'écrire un truc quand même ... Et je m'en suis sorti avec un 18/20. Jamais vu ça, un 18 en rédaction ?! Pourquoi j'ai eu cette note ? Pour mes descriptions ! Bin oui comme je n'avais pas d'idées je n'ais pas fait vivre à mon personnage des tonnes d'aventures mais j'ai utilisé beaucoup de descriptions, et ça a plus à la prof !
Bien joué ! 

III) Quelques conseils pratiques au niveau description :

Pourquoi pas empreinter des phrases de Maupassant ?
"Le ciel était lamé d'argent" ... Je l'aime bien cette phrase.

Et par exemple, pour décrire un village à une époque du XVII ème ...
"Dans le village, l'animation battait son plein, les paysannes plumaient des volatiles, on entendait les cris des cochaons et des poules de basse-cour mêlés à ceux des enfants qui jouaient, et les fermiers qui partaient aux champs, leur fourche sur l'épaule et leur faucile à la ceinture."

Pour éviter un dialogue, le remplacer par une pensée :
"Il les avait quittés parce qu'ils ne l'avaient pas vendu" et :
"Cette phrase résonnait dans sa tête comme un tambour qui l'assomme."


IV) Faire un bon récit qui tient debout

1 : Déjà il vaut mieux écrire un récit qui pourrait réellement se passer dans la vie. Donc pas de SF.
2: Pas trop de personnages ! Maximum 5 ou 6 personnages (principaux)
3: Attention de ne pas faire des phrases trop longues.
4: Surtout pas de répétitions ... Attention !!!
5: Utiliser les idées qu'on a et ne pas trop les mélangées. Il vaut mieux en avoir UNE SEULE qui tient debout !
6: Niveau présentation : Ne pas oublier les alineas, faire des paragrpahes, et une marge si cela est demandé.

V) Comment départager le récit en paragrpahes ?

Par exemple, à chaque fois qu'on change de scène. Que c'est un autre personnage qui n'est pas présent dans la scène précedent qui apparait ... Un changement soudain de l'action, de lieu ou même d'époque.

VI) On peut se servir d'une ellipse narrative

On peut se servir d'une ellipse narrative en sautant des mois, voire des années, en résumant, en sautant les actions inintéressantes et en ne retenant que les temps forts de l'histoire.

VII) Et pour finir ...

Si on peut se servir d'un dico, il faut en profiter 

exercice de style

LE BUT DE LA REDACTION  
La rédaction est un exercice de style assez complexe pour les non-initiés qui révèle le candidat quand à sa faculté d'analyser un problème et d'en poser le pour et le contre. Le gendarme est un militaire aux ordres de ses supérieurs hiérarchiques mais il est souvent seul face à une enquête. Il devra rendre compte aux responsables judiciaires pour lequel il travaille. (Procureur ou juge d'instruction). On ne peut pas se permettre d'avoir des gendarmes qui transmettent des dossiers pleins de fautes et mal rédigés. 

Au même titre que la dictée, la rédaction est une des épreuves phares à ne pas rater. Enfin, vous retrouverez la rédaction à l'examen de l'officier de police judiciaire en fois passé de carrière avec cette fois-ci un sujet sur le judiciaire. (Autant s'y mettre maintenant ;-) 
 

CE QU'IL FAUT FAIRE ET NE PAS FAIRE  
Comment faire face au sujet ? 

---Ce qu'il ne faut pas faire : Surtout, pas de panique ! Paniquer devant le sujet, c'est bloquer toute réflexion, c'est se jeter sur sa copie en écrivant tout ce qui a été vu en cours, sans répondre au sujet. C'est se lancer dans un discours sans cohérence. Conséquence : hors-sujet, et l'assurance de ne pas dépasser 2 sur 10. 

De même, il faut absolument éviter de se lancer de suite dans la rédaction sans avoir au préalable réfléchi au sujet. 
 

CE QU'IL FAUT FAIRE  

---Ce qu'il faut faire :

Avant tout il faut comprendre pourquoi la rédaction fait partie de l'épreuve gendarmerie 

Lors de l'épreuve de la rédaction vous devrez démontrer vos qualités rédactionnelles, les richesses de votre vocabulaire, votre qualité d'analyse et de synthèse d'un sujet ou d'un problème. Vous mettrez votre devoir en valeur en organisant vos idées de façon ordonnées (en plusieurs parties et sous parties) et surtout une transition soignée entre celles-ci. Vous devez également de la façon la plus habile, introduire et conclure votre sujet. 

Concernant le vocabulaire, éviter les mots dont vous ne maîtrisez pas le sens. Si les mots vous manquent, restez simple mais de grâce, évitez les répétitions. 

N'hésitez pas à employer des mots de liaison (c'est pourquoi, néanmoins, désormais, finalement...) afin de lier vos idées qui doivent s'enchaîner de façon limpide. Il est donc important de mettre à plat vos idées dans un premier temps et de les réunir par ordre d'idée et surtout de trouver un enchaînement entre elles. 

 



1 --- Lecture du sujet : Tout d'abord, relis le sujet plusieurs fois pour bien t'en imprégner puis souligne ou surligne les termes importants du sujet . 

Ex. : Sujet : " A l'aide de vos connaissances et des documents fournis, vous expliquerez dans un paragraphe d'une vingtaine de lignes pourquoi la première guerre mondiale est une guerre totale et industrielle. " 

Je souligne maintenant les termes importants du sujet : 

"  la première guerre mondiale , pourquoi , guerre totale , guerre industrielle . " 

Ici comme souvent, tous les termes sont importants  : tu vas devoir maintenant expliquer ce qui se cache derrière ces termes. 

2 --- Chercher les grandes idées au brouillon : Ensuite vient le moment de trouver les grandes idées que tu vas exposer dans le paragraphe : pour cela, fais un brouillon . 

C'est indispensable ! Beaucoup de candidats commencent à rédiger directement sur leur copie pour se rendre compte une heure plus tard qu'ils ont oublié la moitié des idées ou pire, qu'ils sont hors-sujet faute d'avoir suffisamment réfléchi au début ! 

Sur ce brouillon, tu recopies les mots importants du sujet  : ici : " Première guerre mondiale ", " guerre totale ", " guerre industrielle ". 

Puis tu cherches les idées que tu notes en abrégé en utilisant ce qui a été vu en cours mais aussi les documents, en te posant des questions  : 

3 --- Organiser les idées : Lorsque toutes tes idées sont notées en abrégé sur ton brouillon, il ne te restes plus qu'à les organiser , à les grouper de la façon la plus logique possible. 

Tu verras ainsi que se dégage un plan , c'est-à-dire le résumé ordonné des grandes idées que tu vas développer (souvent, le sujet t'invite à suivre un plan), chaque partie étant une partie de la réponse au sujet . 

Avantages  : toutes tes idées sont sous tes yeux donc pas de panique pour savoir ce que tu vas écrire : tu sais où tu vas ; tu peux ainsi vérifier que toutes tes idées sont bien reliées au sujet (donc pas de hors-sujet) et que tu ne répètes pas plusieurs fois la même idée dans ton devoir. 

Il ne te restes plus qu'à rédiger, c'est-à-dire à relier par des mots toutes les idées que tu as écrites sur ton brouillon. 

Rédiger : 
Tout d'abord, présente le sujet par une courte introduction  : tu présentes le contexte du sujet (par exemple, pour le sujet cité plus haut, tu signales que l'Europe sort en 1918 (armistice du 11 novembre) d'une guerre effroyable (10 millions de morts), la pire qu'ait connue jusque là l'humanité, et en présentant en une phrase l'affrontement violent entre plusieurs coalitions de pays, dont la France et l'Allemagne notamment) puis tu rappelles le sujet posé (" Devant un conflit si destructeur, on peut se demander pourquoi on dit que cette guerre est une guerre totale et industrielle  "). Le correcteur est rassuré : il voit que tu as compris quel est le sujet. 

Puis tu rédiges, en présentant clairement tes idées. Attention : Chaque grande idée évoquée doit être justifiée par un exemple. 

Pour le sujet cité plus haut, quand tu parles de la guerre totale, cite des exemples concrets, comme par exemple le chiffre de 8 millions de soldats mobilisés en France, ou bien l'histoire des trous blancs voire des pages blanches dans les journaux parce que le gouvernement avait censuré un ou plusieurs articles ; pour la guerre industrielle, cite l'exemple de Louis Renault qui transforme ses usines pour les adapter aux besoins de la guerre. 

Ces exemples donnent de la consistance à ton devoir et montrent au correcteur que tu sais de quoi tu parles. 

Prenez le temps de faire une petite phrase ou deux de transition pour ne pas sauter du coq à l'âne.

Enfin, achèves ton devoir par une courte conclusion :  tu rappelles les grandes idées développées, tu réponds au problème posé par le sujet et tu ouvres sur un sujet plus vaste. 

A EVITER ABSOLUMENT : Répéter plusieurs fois la même idée; Mélanger les idées entre elles sans les classer (ex. : mélanger les idées concernant la guerre totale et celles concernant la guerre industrielle)  ; Oublier les exemples ; Etre hors sujet ; Etre trop long (plus de 30 lignes) ou trop court (moins de 15 lignes). 

Pour la présentation : Ecris lisiblement et proprement (ce sera le cas grâce au brouillon qui permet d'éviter les ratures qui énervent le correcteur). Tout le devoir doit être rédigé, donc pas de langage abrégé ou d'énumérations (avec tirets). Attention à l'orthographe et aux accords grammaticaux  : prends une ou deux minutes à la fin de l'épreuve pour te relire. Evite absolument les expressions familières ou les considérations personnelles  : les correcteurs sont très sensibles à la qualité et à la correction du langage. 

Enfin, aère la présentation du devoir en sautant une ligne entre chaque partie du devoir  : cela rend ton devoir beaucoup plus clair.
 

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