vendredi 25 février 2011

Faire semblant de travailler…

Faire semblant de travailler…: "

On apprenait récemment sur le blog de Pierre Dubois qu’un livre dont l’auteur est Ali Aït Abdelmalek, professeur de sociologie à l’université Rennes2, était pour partie constitué de citations sans guillemet d’un autre auteur (Edgar Morin). Mon collègue de Rennes 2 semble avoir oublié que l’usage des guillemets est de rigueur dans la citation de textes dont on n’est pas l’auteur. Il a mis en place sa propre stratégie de citations, en usant de périphrases comme “Selon les mots d’Edgar Morin”.

Je me suis permis, sur le blog de Dubois, de faire un peu d’ironie. Mais le commentaire du directeur de la collection dans laquelle l’ouvrage a paru m’a fait sursauter. Voici ce qu’il écrit [notez l'utilisation, pour la citation, d'un style particulier de la syntaxe HTML, le "blockquote"] :


Concernant le rôle d’un directeur de collection, je ne le conçois pas comme devant vérifier ligne par ligne si les guillemets ont été ou non mis.


Je souhaite ici faire part de mon expérience personnelle. J’ai récemment soumis un manuscrit pour une “grande” collection d’une “grande” maison d’édition… et je pense avoir compris, une fois le manuscrit revenu, une des raisons pour lesquelles cette collection est si renommée. Non seulement mon manuscrit a été relu ligne à ligne, mais une partie des articles que je cite, eux aussi, ont été relus par la personne ayant fait la lecture du manuscrit. Vous ne me croyez pas ? Regardez plutôt ce qui est arrivé à mon manuscrit : j’ai scanné un morceau de page. J’y cite un article de Héran. Manque de pot (ou de sérieux de ma part), Héran (qui n’est pas le relecteur de mon manuscrit) dit aussi autre chose, à la même page que je cite… ce qu’a vu le relecteur, qui m’écrit : « Héran dit pourtant (avec raison) “C’est davantage l’affaire [...]” (même page) ».



Le relecteur me demande même de corriger certains guillemets. J’avais, dans une citation, utilisé des guillemets “à la française” [«.»], et non pas des guillemets “à l’anglaise” [“.”]. Et c’est comme ça, page après page : la moindre incohérence (rhétorique, argumentative ou même graphique) a été traquée, pointée, entourée, griffonnée, référencée…

Et je sais par ailleurs que le relecteur est l’un des directeurs de la collection.

Revenons maintenant au cas de départ : quand le directeur de collection considère que sa tâche n’est pas de “relire ligne à ligne”… il encourage ses auteurs à ne pas vraiment écrire ce qu’ils écrivent. Et le livre ne sera pas lu (si tout le monde sait que la collection n’est pas vraiment dirigée et que ce qui s’y publie n’a pas fait l’objet d’une évaluation). Cela s’appelle faire semblant de travailler.




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En réseau : CAHIERS D ECRIVAIN

En réseau : le bonheur de (savoir) lire: "

J'ai découvert récemment "Poisson d'argent", un petit livre qui m'a vraiment touchée, et j'ai fait le lien avec d'autres livres que je connais sur l'illettrisme ou le bonheur de lire. Voici donc un petit réseau, pour des "Cycle III". (Cliquer sur le titre ou sur la couverture pour obtenir plus d'infos ou commander sur Amazon)


poisson d'argentPoisson d'argent (Sylvie Deshors) : Ils l'ont appelé " Malheur ". Parce qu'il était le 13e à rejoindre la bande de la ligne D, qui vit dans les couloirs du métro. Des malheurs, il n'y a que ça, dans l'univers sans pitié des enfants de la débrouille. Bien sûr, il y a la grande Mila, mais son bonheur à lui, minuscule, est caché dans sa chaussure. Un bonheur en papier, fait de consonnes et de voyelles, légué par une grand-mère très tendre. Va-t-il lui ouvrir enfin le chemin de la liberté ?


Livre court (une page sur deux est occupée par une illustration), dès le CE2 (fin d'année quand même).


Exploitation : des pistes ici


 


 


 


 


noel à tous les étagesNoël à tous les étages (Marie-Aude Murail) : Il fait froid à Paris en ce mois de décembre 1843. Pour le petit Hugues, qui est malade, c'est peut-être le dernier Noël. Le plus beau cadeau que sa grande sœur pourrait lui faire, ce serait de lui apprendre à lire. Mais voilà, Jeanne ne sait pas lire. Oh, si seulement elle possédait un livre, un seul livre, elle percerait le secret des mots ! Des livres, il y en a chez les riches voisins où Jeanne fait de la couture. Que se passera-t-il si elle en vole un ?


Dès le CE2


 


 


 


défi d'enferDéfi d'enfer (Yaël Hassan) : Dans le collège de Léopold, la documentaliste organise un défi lecture, comme l'année passée. Mais cette fois-ci, après un tournoi départemental, il y aura une finale à Paris... Un pari alléchant pour Léo, qui est pourtant persuadé de ne pas aimer lire !


Plutôt CM


 


 


 


 


le secret de grand-pereLe secret de Grand-Père (Michael Morpurgo) : Grand-Père adore raconter les histoires de sa jeunesse, mais parfois, inexplicablement, il se montre taciturne et s'emmure dans un silence douloureux.
Un beau jour, il se libère en faisant une demande surprenante à son petit-fils : serait-il d'accord pour lui apprendre à lire et à écrire, lui qui n'a jamais aimé l'école, mais qui brûle d'envie de lire des romans policiers ?
La récompense sera à la hauteur de leur travail acharné : Grand-Père écrira pour son petit-fils le récit singulier de l'arrivée du tracteur à la ferme alors qu'il était encore jeune enfant. Ce dernier prendra à son tour une décision importante : après ses études, il s'occupera de l'exploitation de la ferme.


CM2 (éventuellement CM1)


Exploitation : une fiche Gallimard ici, une QCM de compréhension ici


 


momo petit prince des bleuetsMomo, Petit prince des Bleuets (Yael Hassan) : C'est l'été et Momo s'ennuie. Heureusement les grandes vacances qui s'annonçaient moroses vont prendre une tout autre tournure. Un événement va bouleverser la vie du garçon : il est inscrit à la bibliothèque. Momo se met à lire avec passion et rencontre monsieur Edouard, instituteur à la retraite. Ensemble, ils ont de grands projets...


Pour des CM


 


 


 



 


Le buveur d'encre (Eric Sanvoisin) Tandis qu'Odilon aide son père à la librairie, il aperçoit un client à l'air complètement ahuri qui se livre à un étrange manège. On dirait qu'il flotte à dix centimètres du sol, comme un fantôme. Puis, le client inconnu commence à boire un livre avec une paille !


(Dès le CE.)


Exploitation chez MDI :



 


 


Ou bien chez les Coccinelles.



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Article original rédigé par Charivari et publié sur Charivari à l'école
Reproduction interdite sans autorisation"

Exploiter des albums en anglais

Exploiter des albums en anglais: "

Quelques albums classiques en anglais, et des ressources pour les exploiter.



 


Winnie the witch.


Mon album préféré. Les illustrations ne sont pas enfantines, ce qui fait qu'il convient vraiment bien à des cycle III (voire des collégiens : je l'ai utilisé en UPI). Avec les illustrations et un poil de théatre, les élèves, même débutant en anglais, comprennent bien l'histoire qui est sympa comme tout : Winnie la sorcière vit dans une maison où tout est noir, y compris le chat. Un jour, Winnie trébuche sur le chat noir.Pour mieux le voir, elle décide de le changer en vert, d'un coup de baguette. Seulement un jour qu'il était couché dans l'herbe, elle trébuche sur lui... alors elle le change en chat multicolore. Mais le chat est très malheureux parce que tout le monde se moque de lui, alors... (eh eh, je ne dirai pas la chute).


Pour travailler : les couleurs, les prépositions, les pièces de la maison et le mobilier, les parties du corps, les sentiments.


Ressources : un coloriage Winnie, l'album accompagné d'un encart central détachable pour l'enseignant avec fiches photocopiables (15,35 Eur chez Amazon).



 


Where is Spot ? Dans cet album ultra classique on cherche le chien Spot partout, et on trouve tout le monde sauf lui, dans des endroits invraisemblables. Je l'aime surtout pour le document d'exploitation de Kizclub que je mets en lien. Les élèves adorent découper et coller les petits rabats pour se créer leur "Where is Spot" personnel dans leur cahier...


Pour travailler : les prépositions (in, under, behind...), les noms des animaux, les questions...


Ressources : Kizclub, personnages du livre à découper et coller.


 


 


 


 



The very hungry caterpillar - Livre à compter : La chenille qui faisait des trous, en version originale. La chenille mange une pomme le lundi, deux poires le mardi... et à la fin, elle se transforme en... éléphant ! (non, je plaisante, papillon bien sûr).


Pour travailler : les nombres, les jours de la semaine, les fruits...


Ressources : KIZCLUB : document photocopiable


 


 


 


 


 


 


 



 


I'm the music man. L'album d'une comptine anglaise célèbre que l'on chante en accumulant les instruments.


Pour travailler : Can, instruments de musique 


Exploitation : Pour chanter la comptinedocuments photocopiables KIZCLUB


 


 


 


 


 


 



 


Brown bear, what do you see. Album classique aussi à la structure très répétitive et qui plait à tous les élèves (jusqu'au CM2)


Pour travailler : les couleurs et la structure article + adjectif + nom, animaux.


Ressources : Les personnages en noir et blanc à imprimer (KIZCLUB) - Des pistes d'exploitation (IA17)


 


 


 


 


 


 



 


Five little monkeys - Illustre une célèbre comptine sur laquelle 5 (puis 4, 3, 2...) singes sautent sur leur lit. Les élèves adorent cette chanson (cf lien youtube) et c'est vraiment amusant de la faire mimer.


Pour travailler : les nombres de 5 à 0 (ou 10 à 0, si on veut)


Ressources : La comptine à chanter et mimer (Youtube) -  Les personnages de la comptine à photocopier (KIZCLUB)


 


 


 


 


 



 


From head to toe : Encore un excellent album où on découvre des animaux qui savent "faire des choses" et on demande au lecteur s'il saurait faire aussi bien. C'est donc un album où le lecteur est invité à mimer et à bien s'amuser, tout en découvrant du vocabulaire et des structures utiles.


Pour travailler : les animaux, les parties du corps, 'can', les actions


Ressources : KIZCLUB, les actions des animaux, et celles des enfants.



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Article original rédigé par Charivari et publié sur Charivari à l'école
Reproduction interdite sans autorisation"

Bourses à de jeunes créateurs

Bourses à de jeunes créateurs: "

Ecrivain ! Devenez lauréat de la Fondation Jean-Luc Lagardère – 25 000 euros



Chaque année, depuis 1989, la Fondation Jean-Luc Lagardère attribue des Bourses à de jeunes créateurs dans le domaine de l’écrit, de l’audiovisuel, de la musique et du numérique.

Bourses : Écrivain, Journaliste de presse écrite, Photographe, Auteur de documentaire, Scénariste TV, Créateur numérique, Libraire, Musicien, Producteur cinéma, Auteur de film d’animation



Pour en savoir plus : www.fondation-jeanluclagardere.com

Dossier téléchargeable à partir du 16 mars 2009 

et à renvoyer au plus tard le 12 juin 2009

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Guide des aides destinées aux auteurs

Guide des aides destinées aux auteurs: "

La nouvelle édition du Guide des aides destinées aux auteurs (bourses d'écriture, résidences en France et à l'étranger) vient de paraître. 

Publié par le Centre national du livre et réalisé en partenariat avec la Fédération interrégionale du Livre et de la Lecture et la Maison des écrivains et de la littérature, cet ouvrage recense les aides à l'écriture ainsi que des résidences en France et à l'étranger destinées aux écrivains, illustrateurs et scénaristes.

Vous trouverez également sur notre site - rubrique bourses et résidences - les offres en temps réel proposées aux auteurs.


Publication gratuite mise à disposition

au CNL 53 rue de Verneuil - 75007 Paris et 

à la Mel 67 bd. de Montmorency - 75016 Paris


 

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A l'école des écrivains. Des mots partagés

A l'école des écrivains. Des mots partagés: "

A l'école des écrivains. Des mots partagés

Le ministère de l'Education nationale, avec le soutien de la Caisse des Dépôts et Consignations et de la fondation d'entreprise France Télévision se sont tournés vers la Mel pour la deuxième année, afin qu'elle organise une action spécifique sur 93 collèges dits "ambition réussite".

Les rencontres avec les écrivains de toutes régions seront centrées sur la lecture, par la classe, d'un ouvrage de l'auteur. Le ministère de l'Education nationale et la Mel souhaitent que l'établissement s'engage à ce que ces rencontres témoignent d'une participation active des élèves.



Ce programme spécifique répond aux missions de la Mel qui organise par ailleurs L'Ami littéraire à destination des établissements primaires et secondaires.

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jeudi 24 février 2011

Jaune, orange ou vert ?

Jaune, orange ou vert ?: "fascette 490.jpgOrange pour le papier ligné, jaune pour le papier quadrillé, vert pour le papier blanc : une tradition bien établie dans les collections de carnets Moleskine - la couleur de la bande vous permet de trouver en un seul coup d'oeil le type de page qui vous convient. Choisissez votre couleur.
Orange pour le papier ligné, jaune pour le papier quadrillé, vert pour le papier blanc : une tradition bien établie dans les collections de carnets Moleskine - la couleur de la bande vous permet de trouver en un seul coup d'oeil le type de page qui vous convient. Choisissez votre couleur."

Un auteur par mois - Andrew Miller

Un auteur par mois - Andrew Miller: "andrew_miller_490.jpg L'initiative « Un auteur par mois » se poursuit avec l'auteur myMoleskine le plus actif de décembre 2010 : Andrew Miller.

Andrew est un artiste multimédia, qui compte parmi ses passions la peinture, le dessin et l'écriture, auxquelles il s'adonne pendant son temps libre et qu'il compile depuis des années dans ses produits Moleskine. La plupart des croquis et des notes de ses carnets Moleskine sont devenus des peintures ou des chansons enregistrées et diffusées dans sa région.

Découvrez et téléchargez la pochette créée à partir d'une des œuvres d'Andrew : « True Love vs Freedom »

Si vous avez aimé L'histoire et l'interview d'Andrew sur Moleskinerie, découvrez ici les autres auteurs sélectionnés par Un auteur par mois."

Prix Biblioteca Breve 2011

Prix Biblioteca Breve 2011: "Premio Biblioteca Breve_490.jpgLe prix Biblioteca Breve, parrainé par la célèbre maison d'édition Seix Barral, a été attribué pour la première fois le 14 juin 1958. Depuis, la cérémonie récompensant les romans inédits espagnols a lieu chaque année dans le but de découvrir et de promouvoir de nouveaux auteurs. Les vainqueurs ont une chance d'intégrer le catalogue Seix Barral, un des catalogues d'édition les plus prestigieux de la littérature espagnole. Écrivains, journalistes, éditeurs et auteurs Seix Barral participent à la cérémonie de remise des prix à laquelle sont également conviés des invités d'honneur et des personnalités culturelles de toute l'Espagne. Moleskine a pris part à cet événement en créant une édition spéciale de carnets personnalisés avec le logo Seix Barral sur la couverture, à offrir en cadeau aux invités.

L'édition 2011 a récompensé la journaliste et écrivain Elena Poniatowska pour son roman « Leonora », inspiré de la vie de Leonora Carrington et dédié à cette peintre surréaliste. La cérémonie de remise des prix s'est tenue au Musée maritime de Barcelone.
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D'Alembert (1)

D'Alembert (1): "
J'ai beaucoup tardé à écrire sur d'Alembert, tant le personnage me semblait insaisissable et ambigu. Aujourd'hui encore, je demeure partagé entre ma volonté d'accabler ses noirceurs et celle de louer ses coups d'éclat ou ses élans de générosité.
En effet, à lire sa correspondance et à suivre son parcours, on ne saurait porter un jugement définitif sur le géomètre, ce génie précoce reçu comme adjoint à l'Académie des Sciences dès 1741 (il n'a que 24 ans !) et rapidement rendu célèbre par son Traité de Dynamique. Quelques années plus tard, d'Alembert fera partie des plus grands académies d'Europe, notamment celle de Berlin dont il se paie même le luxe de refuser la présidence en 1762. Car le mathématicien se veut vertueux et indépendant. Hormis la pension de Frédéric de Prusse (1200 livres par an), il met un point d'honneur à ne jamais se compromettre auprès des 'grands' de ce monde. Dans son Essai sur les gens de lettres (1753), il avance d'ailleurs qu'il doit s'agir là d'une priorité pour tout intellectuel digne de ce nom. En procédant de la sorte, d'Alembert montre sa volonté de se démarquer de la plèbe littéraire, tous ces écrivaillons attachés aux grandes maisons parisiennes en échange d'une pension.
Si Diderot s'attache à d'Alembert pour fonder l'Encyclopédie, c'est donc avant tout parce qu'il a besoin de sa caution intellectuelle et de sa renommée pour lancer son entreprise. Entre eux, les relations seront au mieux courtoises, et le plus souvent tendues. Diderot reproche à d'Alembert d'être timoré, de craindre les attaques des dévots et celles du Parlement. De son côté, d'Alembert dénonce les excès anticléricaux de la clique holbachique, et quitte le navire encyclopédique en 1758 avant de s'éloigner définitivement des amis du baron d'Holbach en 1770. Il est alors au sommet de la gloire, reçu à la cour de Russie, à celle de Prusse, Secrétaire perpétuel de l'Académie Française (en 1772), Directeur de l'Académie des Sciences (en 1769), protecteur zélé des jeunes scientifiques qui émergent...
Ses déboires amoureux avec Julie de Lespinasse (voir articles de décembre 2010) auraient presque achevé de le rendre sympathique à mes yeux. Presque... Car à bien y regarder, les zones d'ombre sont nombreuses dans l'existence du mathématicien. Nombreuses et peu reluisantes...
Il nous faudra y revenir...
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Les salons parisiens : Mme du Deffand (3)

Les salons parisiens : Mme du Deffand (3): "
Nulle salonnière du XVIIIème siècle n'apparaît aussi perfide et méchante que la marquise du Deffand. Songez au portrait qu'elle fait de Mme du Châtelet en 1777, alors que cette dernière  est morte depuis près de trente ans : "Représentez-vous une femme grande et sèche, sans cul, sans hanches, la poitrine étroite, deux petits tétons arrivant de fort loin, de gros bras, de grosses jambes, des pieds énormes, une très petite tête, le visage aigu, le nez pointu, deux petits yeux vert-de-mer, le teint noir, rouge échauffé, la bouche plate, les dents clairsemées et extrêmement gâtées. Voilà la figure de la belle Emilie, figure dont elle est si contente...' 


Après le décès de son époux, elle s'installe en 1747 dans le couvent de St Joseph, rue St Dominique, où elle ouvre son cercle. Pour 800 livres l'an, elle loue quatre étages du bâtiment, le premier étant réservé à la réception de ses invités. Dans le prolongement du salon, on trouve la chambre à coucher de la marquise, où elle reçoit les intimes autour de son lit.
Parmi les habitués, on rencontre le Président Hénault (qui fut son amant) mais aussi le Comte Pont-de-Veyle, fidèle parmi les fidèles. Si ce dernier demeure méconnu, c'est qu'il est l'un des rares à ne jamais être entré en conflit avec la maîtresse de maison, ce qui exigeait de se plier aux codes de comportement du salon, et donc de renoncer à sa personnalité. Contrairement à Julie de Lespinasse, Mme du Deffand reçoit surtout des femmes, notamment les membres les plus éminents de l'aristocratie parisienne : Mme de Boufflers (maîtresse de Conti), Mme de Mirepoix, la Maréchale de Luxembourg deviennent des habituées du couvent St-Joseph. Mais celui qui règne en maître dans ces lieux, et ce dès 1747, c'est une fois encore d'Alembert, pour lequel la salonnière a conçu une véritable passion intellectuelle.
Deux maux vont distinguer Mme du Deffand de ses congénères, tout en exacerbant ses défauts latents. La cécité, tout d'abord, qui la frappe dès le début des années 1750, et qui l'amènera à s'attacher les soins d'une secrétaire, Julie de Lespinasse (voir article de décembre 2010).
Annonciateur de ce que les romantiques appelleront le spleen ou encore le mal du siècle, la marquise souffre d'une forme de mélancolie, un ennui chronique qu'elle tente souvent d'analyser dans son abondante correspondance : ' Ce n'est pas la solitude qui cause mon ennui, je vois assez de monde... Mais tout ce que je vois m'est indifférent'. Habituée à échapper à elle-même grâce à ses relations mondaines, Mme du Deffand ressent pourtant un profond ennui à recevoir des personnes qu'elle juge superficielles et sans intérêt. Inutile d'insister sur le jugement sans appel qu'elle répète à qui veut l'entendre sur les Encyclopédistes, surtout après sa rupture avec d'Alembert.
Seul Voltaire trouve grâce à ses yeux (peut-être parce qu'il est loin de Paris !), et elle détient le privilège presque unique de demeurer sa correspondante jusqu'à la fin de sa vie.
A sa mort, l'ambassadeur Rulhière aura pour elle ce mot venimeux :
'Elle y voyait dans son enfance,
C'était alors la médisance,
Elle a perdu son oeil et son génie,
C'est aujourd'hui la calomnie'
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Des philosophes révolutionnaires ?

Des philosophes révolutionnaires ?: "
Combien de fois m'est-il arrivé de lire ou d'entendre que le mouvement philosophique des Lumières avait précipité la chute de l'ancien régime et mené la France aux événements de 1789? 
Pour être tout à fait honnête, je crois l'avoir répété  également (et même enseigné), peut-être par conformisme, peut-être pour éviter de déstabiliser le public scolaire qui se trouvait en face de moi. Car l'adolescent détient le privilège de voir la vie en noir et blanc: 
- d'un côté, les oppresseurs, qui privent la nation de ses libertés essentielles, qui demeurent intolérants envers les religions minoritaires, qui confisquent les pouvoirs et s'approprient tous les privilèges...
- de l'autre, les philosophes des Lumières, forcément désintéressés, forcément vertueux, consacrant leur existence à combattre ces injustices, s'acharnant contre l'Infâme (l'Eglise) et ses alliés au pouvoir.


Cela vous semble caricatural ? C'est pourtant ce qu'on enseigne dans nos établissements scolaires. Et peut-être est-ce mieux ainsi, même si la réalité, plus nuancée, s'avère bien éloignée du mythe lénifiant qu'on transmet aux jeunes générations.


Prenons le cas Rousseau. Pourquoi l'intelligentsia philosophique s'acharne-t-elle à ce point contre le Genevois, sinon pour le discréditer et rendre sa parole inaudible ? Toute la campagne menée contre lui dans les années 1760-1770 vise à convaincre l'opinion publique que cet homme est fou, et donc que son propos ne peut être pris au sérieux. Rappelons le propos de Rousseau dans son Discours sur les Sciences et les Arts : 'le besoin éleva les trônes ; les sciences et les arts les ont affermis' (voir article de septembre 2010). Et dans le Discours sur l'origine de l'Inégalité, il prétend même que les lois sont instaurées par ceux qui ont usurpé le pouvoir politique (les possédants, donc) pour se défendre contre les plus démunis.
En quelques mots, Rousseau fait donc de ses anciens amis philosophes des alliés du régime en place, niant leur statut présumé d'opposants politiques. Il n'était pas à un paradoxe près, vous avez raison de le souligner. Quoique, à bien y regarder...
En une vingtaine d'années, le système politique en place a contribué à enrichir ces mêmes philosophes, jusqu'à leur constituer des fortunes considérables. Voltaire en est l'exemple le plus illustre, lui qui s'est largement enrichi en approvisionnant les armées françaises. En 1778, il touche environ 200 000 livres par an ! Et Diderot ? En se livrant à l'autoritaire Catherine de Russie, il se constitue en quelques années un capital de 450 000 livres. Pourquoi diable auraient-ils scié la branche qui les soutenait ? Pourquoi diable auraient-ils souhaité la chute des régimes autoritaires, ceux de Louis XV, de Catherine de Russie, de Frédéric de Prusse ? En combattant leurs excès (l'intolérance à l'égard des minorités, par exemple), ils contribuent à certains progrès, on ne saurait le nier. Mais l'affaiblissement de l'Eglise profite également au pouvoir royal, en même temps qu'il renforce celui de l'aristocratie.
Que je sache, aucun philosophe n'aurait cautionné les événements de 1789, et encore moins la Terreur qui a suivi. La plupart souhaitaient un régime monarchique plus libéral et moins autoritaire, d'autres (plus rares) rêvaient d'un système parlementaire à l'anglaise. Aucun n'a jamais parlé de République, ni d'un quelconque bouleversement politique...
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Hommage à Benoît Mély

Hommage à Benoît Mély: "
De tous les ouvrages consacrés à Rousseau, c'est indiscutablement celui de Benoît Mély ('Rousseau, un intellectuel en rupture') qui a le plus nourri mon imaginaire au moment d'écrire 'La Comédie des Masques'.
Nombreux sont ceux qui ont glosé sur les raisons qui ont conduit Rousseau à rompre avec les Encyclopédistes. Certains ont voulu y voir un différend idéologique (le refus des idéaux progressistes), d'autres, comme Guillemin, ont considéré que l'origine du conflit était religieuse (le chrétien Rousseau contre les encyclopédistes athées...).
Ces interprétations ne peuvent être rejetées en bloc. Il en est pourtant une autre que seul Benoît Mély a envisagée. En effet, la première altercation avec Diderot date de 1752, lorsque Rousseau refuse la pension promise par Louis XV pour son opéra le Devin du Village. Jusque là, Rousseau s'était contenté de railler ses confrères, notamment dans son Discours sur les Sciences et les Arts (1750), où il osait affirmer :
 "les sciences, les lettres et les arts... étendent des guirlandes de fleurs sur les chaînes de fer dont ils sont chargés (les hommes), étouffent en eux le sentiment de cette liberté originelle pour laquelle ils semblaient nés, leur font aimer leur esclavage et en forment ce qu'on appelle des peuples policés.
Rien de bien méchant, en somme... Après tout, Rousseau était lui-même auteur ! Et puis, ce discours n'était rien de plus qu'un brillant exercice de rhétorique et d'éloquence ! Et surtout, le Genevois demeurait proche des philosophes, il contribuait même par ses nombreux articles à l'entreprise encyclopédique !
Ce que Rousseau appelle sa "réforme personnelle" marque une deuxième étape dans cette rupture. 
En 1751, lorsque son Discours est couronné, Rousseau décide du jour au lendemain de quitter le service de Madame Dupin et de devenir copiste de musique, à quelques sous la page. En agissant ainsi, il prétend se dégager de tous les liens matériels qui le rendent dépendant d'un protecteur. Désormais, lui, Rousseau se proclame libre et indépendant ! Et en se montrant ainsi aux yeux du monde, il prouve qu'il est possible pour un intellectuel de se libérer de la tutelle des mécènes. Tous les Encyclopédistes sont alors mis devant leur propre responsabilité, autant ceux qui profitent de leurs relations privilégiées avec les grands financiers que ceux qui acceptent d'intégrer les institutions culturelles de l'Etat (les Académies, par exemple). Comprenons bien l'enjeu de cette querelle : au XVIIIème siècle, l'intellectuel (surtout les Encyclopédistes) prétend rompre avec les pratiques du siècle passé. Dans son Essai sur les gens de lettres, d'Alembert insiste d'ailleurs sur la nécessaire indépendance de l'homme de lettres vis à vis des gens de pouvoir.
En dénonçant l'embourgeoisement de ses confrères, Rousseau les désigne en fait comme des alliés des autorités en place ! On comprend mieux pourquoi, dès 1752, la Correspondance Littéraire de Grimm commence à discréditer Rousseau en lançant toute une série de rumeurs sur son compte.
Car quelle meilleure stratégie pour combattre un écrit que de prétendre que son auteur est fou ? On l'a constaté dernièrement encore, avec la parution du petit pamphlet de Stéphane Hessel, son auteur ayant aussitôt été convaincu de sénilité par ceux-là même qu'il accusait...
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écrire un récit

Fiche publiée dans Textes et méthodes 3e, Nathan 1999

A. l’intrigue
L’expérience personnelle se construit autour d’une intrigue, d’une transformation, ou tout au moins d’un évènement particulier. Le narrateur personnage subit une épreuve, franchit une étape, fait un apprentissage, et s’en trouve transformé.

B. les personnages
Il faut plusieurs personnages, nettement caractérisés, dans lesquels l’auteur peut s’incarner tour à tour. Le personnage principal peut avoir un confident. C’est le personnage à qui il s’affronte (l’adversaire) qui est le plus difficile à construire et à décrire.

C. les péripéties
Pour retenir l’attention, éveiller l’intérêt du lecteur, il est important de ménager un changement, d’imaginer une ou deux péripéties, des évènements forts, qui relancent l’intrigue.

D. les changements de point de vue
On peut se décentrer par rapport à son personnage principal. Le moyen le plus simple est de marquer deux époques différentes : l’époque des évènements et l’époque de l’écriture. Cette dernière permet d’apporter une autre vision sur la situation, des commentaires.

E. les dialogues
Pour que le texte soit vivant, il faut équilibrer la proportion des dialogues et du monologue intérieur, car le monologue intérieur n’exprime qu’un seul point de vue. Les dialogues permettent d’opposer des convictions.

F. la sincérité
La sincérité vécue est souvent trop intime pour être communiquée à un lecteur, ou en situation scolaire pour être noté. Écrire, a dit Louis Aragon, c’est mentir vrai, c’est-à-dire être capable d’inventer une histoire de toutes pièces, d’inventer des personnages imaginaires à partir de son expérience personnelle.
Écrire pour le lecteur ne demande pas d’être sincère ou non. Le lecteur n’a pas à se poser la question de savoir si votre expérience est vraie ou inventée : l’important est d’écrire un texte intéressant.
Vous êtes le scénariste qui la construit. 
Le pari est de construire une intrigue rigoureuse et de mener le suspens jusqu’à la fin. Donc, abandonnez tout de suite les idées de meurtres en série, de détails horribles, d’inondations d’hémoglobine. La meilleure histoire de la classe sera celle qui ne permettra la découverte du coupable que dans le dernier épisode ! 
Voici une suite d’éléments qui doivent obligatoirement figurer dans votre énigme. Seul (e) ou par groupes de trois élèves, vous allez l’inventer pas à pas. 

(D'après Louis Timbal-Duclaux, J'écris des nouvelles et des contes, © Écrire aujourd'hui, 1993, numéro spécial) 
Le crime
Qui a tué qui ? 
Pourquoi ? 
Où ? Quand ? Comment ? 
Choisissez la victime, le coupable, le mobile, les circonstances. 
Inventez dès maintenant une fausse piste : deux suspects possibles, dont le vrai coupable, deux mobiles, deux alibis. 

Pour vous inspirer, consultez les catalogues d’éditeurs spécialisés dans les collections policières. Les résumés des livres vous donneront des idées d’intrigues. 

Par exemple 
La malédiction du corbeau, Jean-Paul Nozière, Collection Je Bouquine, Bayard Presse. 
Maxime et son grand-père ont découvert que le précédent propriétaire de leur maison a été assassiné. Par qui ? Pourquoi ? Cet assassinat a-t-il un rapport avec le sabotage de la fusée Ariane qui vient d’exploser ? 

Collection Le Masque : 
George Baxt, Par élimination
L’héritage du millionnaire Andrew Graymoor échoira au dernier survivant de ses dix enfants adoptés. Le compte à rebours peut commencer… 

John Dickson Carr, Meurtre après la pluie
Un homme étranglé sur un court de tennis, une demi-heure après un violent orage. Et sur le sol détrempé, aucune autre trace que celles de la victime… 

Agatha Christie, Le crime de l’Orient-Express
Un wagon de l’Orient-Express bloqué par les neiges, et dans un compartiment, un Américain lardé de douze coups de couteau. 

Agatha Christie, La fête du potiron 
Au cours des réjouissances de Halloween, une fillette bavarde et menteuse s’est vantée publiquement d’avoir assisté à un meurtre des années plus tôt. Ce n’était guère prudent… Elle a été assassinée. Poirot enquête… 

Ruth Rendell, La danse de Salomé
Patrick Selby est mort d’un arrêt du cœur consécutif à des piqûres de guêpes. Mais les gens parlent, parlent… Et le Dr Greenleaf, qui a donné le permis d’inhumer, commence à se poser des questions… 

Le mobile

Les mobiles des crimes sont toujours un peu les mêmes. Choisissez-en un parmi ceux-ci et développez-le : 
• argent (capter un héritage ; bénéficier d’une assurance vie ; s’approprier un billet de loto gagnant, etc), vol (d’un tableau, d’un bijou, d’un timbre de collection, des actions d’une mine d’or, d’un manuscrit miraculeusement retrouvé, des plans d’une nouvelle fusée, etc) 
• amour, jalousie (toutes les situations du crime passionnel) 
• ambition (pour obtenir un poste de dirigeant dans une société quelconque…) 
• mauvaise conscience (faire taire un maître chanteur ou un témoin gênant) 
• vengeance… 

Le brouillage des pistes

Déterminez la manière dont le coupable a brouillé les pistes pour éviter d’être accusé : 
• alibi bien préparé (préciser : lieux, heures, témoins) 
• meurtre déguisé en suicide ou en accident 
• disparition du cadavre (de l’hôpital, de la morgue…) 
• déguisement de l’assassin (perruque, postiche, imperméable, hauts talons, etc) 
• faux indices : pièces à conviction qui accusent quelqu’un d’autre 
• détails mystérieux et insolites : cadavre caché dans un étui de contrebasse, étranglée de six bas de tailles et de couleurs différentes, victime aux pieds bandés, etc. 
• effacement ou trucage des empreintes 
• arme du crime inattendue et diabolique (coups de téléphone affolants, piqûre de guêpe déclenchant une allergie mortelle, poison dans le gâteau de mariage, etc.) 
•… sans oublier le traditionnel meurtre en lieu clos : chambre fermée de l’intérieur, bateau en pleine mer, chalet de montagne isolé par la neige 

Les indices et les preuves

Des indices doivent trahir le coupable et amener le détective à la vérité : des indices matériels, une phrase prononcée, deux témoignages qui ne concordent pas, un testament truqué, la copie d’un acte d’état civil… 
Les preuves, qui vont confondre le coupable et servir au procès, peuvent être de différents ordres : journaux anciens, décalage horaire, ticket d’autoroute, film de caméra de surveillance, empreinte digitale, test scientifique… 

La narration de l’histoire 

Le plus simple est d’écrire votre nouvelle à la troisième personne : le récit se raconte de lui-même et le narrateur n’apparaît pas. Dans ce cas, personne ne dit JE en dehors des dialogues, et vous-même, témoin ou enquêteur, enquêtrice, n’apparaissez pas dans l’histoire. 
Dans les récits classiques, l’histoire de l’enquête est souvent racontée par un ami du détective qui observe, note, et… ne comprend rien : c’est le personnage auquel le lecteur s’identifie. De la même manière, vous pouvez écrire votre récit à la première personne, en faisant raconter l’histoire par un (e) journaliste témoin. Vous pouvez également, dans ce cas, apparaître dans l’histoire, en tant que témoin, ou ami (e) de l’enquêteur. 
Il n’est pas conseillé d’être à la fois le détective et le narrateur de l’histoire : en effet, dans ce cas, il est très difficile de ne pas révéler trop vite la solution ! 

Voici un exemple, tiré d’une nouvelle d’Agatha Christie. Vous pourrez comparer l’exposé du mystère, au tout début de la nouvelle, et la solution qui, à la dernière page, y répond exactement : 

1. Le mystère 
LA TRAGÉDIE DE MARDSON MANOR 

J’avais été appelé hors de la capitale durant quelques jours et, à mon retour, je trouvai Poirot occupé à boucler sa petite valise. 
— A la bonne heure, Hastings, je craignais que vous ne soyez pas revenu à temps pour m’accompagner. 
— On vous a donc appelé à l’aide quelque part ? 
— Oui, bien que je doive admettre, d’après les apparences, que l’affaire ne semble pas passionnante. La compagnie d’assurances, L’Union de l’Ouest, m’a demandé d’enquêter sur la mort d’un certain Maltravers qui avait contracté chez eux, quelques semaines plus tôt, une assurance sur la vie pour la belle somme de cinquante mille livres ! 
— Vraiment ? m’exclamai-je intéressé. 
— Il y avait, bien sûr, la clause habituelle soulignant l’éventualité d’un suicide. Dans le cas où le client se serait tué volontairement au cours de la première année, l’assurance aurait été annulée. Mr. Maltravers a été dûment examiné par le médecin de la compagnie et, bien qu’il soit un homme ayant légèrement dépasse le bel âge, il fut reconnu comme jouissant d’une santé robuste. Quoi qu’il en soit, mercredi dernier, c’est-à-dire avant-hier, le corps de Maltravers a été trouvé sur le terrain de sa propriété en Essex, Mardson Manor, et la cause de sa mort serait une sorte d’hémorragie interne. Ce fait, par lui même, n’aurait rien de singulier, mais de sinistres rumeurs se rapportant aux difficultés financières de Maltravers traînaient dans l’air depuis peu et l’Union de l’Ouest a découvert, sans doute possible, que le gentleman en question était à deux doigts de la faillite. Cela change considérablement les choses. De plus, il avait une femme jeune et belle. On soupçonne qu’il aurait pu ramasser tout l’argent liquide dont il disposait pour payer l’assurance-vie dont son épouse bénéficierait et qu’ensuite, il se serait suicidé ! Une telle histoire n’a rien d’exceptionnel. En tout cas, mon ami, Alfred Wright, qui est un des directeurs de l’Union de l’Ouest, m’a demandé de découvrir la vérité sur cette affaire, mais, comme je vous l’ai dit, je n’ai pas grand espoir de réussir. Si sa mort avait été causée par un arrêt du cœur, je serais plus optimiste. C’est là un verdict qui peut toujours passer pour un aveu d’incapacité du médecin local, ignorant la véritable cause du décès de son malade. Mais, quand il y a hémorragie, aucune erreur n’est possible. Cependant, tout ce que nous pouvons faire est de chercher des renseignements utiles. Cinq minutes pour boucler votre bagage, Hastings, et nous prendrons un taxi pour gagner la gare. 

2. La solution
J’avouai : 
— Même à présent, je ne réalise pas très bien ce crime et son exécution ! 
— Commençons par le commencement. Nous avons une jeune femme clairvoyante et calculatrice qui, connaissant la débâcle financière de son mari et lasse d’un compagnon vieillissant qu’elle n’avait épousé que pour son argent, pousse ce dernier à contracter une importante assurance sur la vie en sa faveur. Ceci fait, elle cherche le moyen d’accomplir son dessein. La chance le lui offre ! L’étrange aventure racontée par le jeune officier ! L’après-midi suivant, lorsque Monsieur le Capitaine est en haute mer, comme elle le pense, elle et son mari flânent sur les pelouses et j’imagine leur dialogue : « Quelle bizarre histoire Black nous a racontée, hier soir au souper, observe-t-elle. Un homme peut-il vraiment se suicider de cette façon ? Montrez-moi si c’est possible ? ». Le pauvre fou lui montre, il place l’extrémité du fusil dans sa bouche. Elle se baisse et pose la main sur la gâchette, riant en levant les yeux sur lui : « Et maintenant, monsieur, conclut-elle friponne, supposons que je presse la gâchette ? ». Et alors… Et alors, Hastings… Elle la presse ! 

Agatha Christie, La tragédie de Mardson Manor, in Les enquêtes d’Hercule Poirot, © Librairie des Champs Élysées, 1968. 


Étape 2 : Vérifier la présence des éléments indispensables à l’intrigue

Petite liste pour vérifier la construction de votre énigme : 

• Qui est la victime ? 
• Où, quand, comment et par qui a-t-elle été trouvée ? 
• Par qui l’intrigue est-elle racontée ? 
• Quels sont les indices ? 
• Qui est coupable ? 
• Qui est d’abord suspecté (e) ? 
• Pourquoi ? 
• Comment le coupable s’y est-il pris ? 
• Comment le coupable a-t-il dissimulé son crime ? 
• Par quelles preuves le coupable est-il démasqué ? 

Étape 3 : Rédigez un résumé de l’intrigue 

Rédigez votre projet d’intrigue sous forme de fait-divers et en vous inspirant du fait-divers suivant. Vous présenterez la fausse piste que vous aurez inventée en l’introduisant dans votre texte, par exemple, par la phrase suivante : « On a d’abord soupçonné M. X. (ou Mme Y.) qui avait… Il a été arrêté puis relâché, parce que… » 

Étape 4 : Présenter oralement son texte à la classe 

En présentant oralement votre texte à l’ensemble des camarades de la classe, vous pourrez vérifier si votre intrigue est cohérente, si elle est assez complète pour être comprise. 
Servez-vous du questionnaire de l’étape 2 pour apporter, à votre tour, des conseils à vos camarades, pour leur faire des suggestions éventuelles au cas où leur histoire vous paraîtrait trop compliquée ou peu originale. 

Étape 5 : Créer des personnages 

Vous voici parvenus à une étape bien plaisante : il s’agit ici de créer les caractéristiques de vos principaux personnages : la victime, le coupable, l’autre suspect, et surtout votre personnage principal : le détective. 
Utilisez une fiche bristol. Vous pourrez l’orner d’un dessin ou d’une photo découpée dans un magazine, Ceci vous aidera pour décrire votre personnage. 
Voici un modèle de fiche qui vous aidera à inventer. Bien entendu, tous les détails qui figureront sur la fiche ne seront pas tous repris dans votre texte, mais ils vous aideront à imaginer vos personnages. 



Fiche pour créer un personnage

Nom/Prénom/Surnom :

Portrait physique
1. Sexe : 
2. Âge : 
3. Taille et poids : 
4. Visage (couleur des cheveux, yeux, peau, nez…) : 
5. Silhouette : 
6. Apparence (soigné/sale, beau/laid) : 
7. Signes particuliers (cicatrices, tics…) : 
8. Maladies : 
9. Vêtements habituels : 
10. Accessoires habituels (pipe, bijoux, lunettes…) : 

Situation familiale et sociale

1. Classe sociale (modeste, moyenne, haute) : 
2. Métier/fonction (travail, horaire, salaire) : 
3. Éducation (durée, écoles, matières favorites ou pas, culture…) : 
4. Vie familiale (parents vivants ? séparés ? divorcés ? orphelin ? Leur mentalité, 
leur cadre de vie, leurs habitudes/qualités/défauts) : 
5. Valeurs morales (honnêteté, honneur, courage, patience, respect, tolérance ou le contraire…) : 
6. Situation familiale (célibataire, marié, divorcé…) : 
7. Nationalité : 
8. Place sociale : effacée ou forte (clubs, associations…) : 
9. Activités de loisirs : lectures, journaux, sports, bricolage… : 

Portrait psychologique 
1. Caractère (nerveux, apathique, sentimental, rêveur, coléreux…) 
2. Attitude face à la vie (actif, militant, suiveur, résigné, désillusionné…) : 
3. Complexes personnels (peurs, superstitions, obsessions…) : 
4. Niveau d’intelligence : 
5. Capacités particulières (maths, littérature, cinéma, informatique…) : 
6. Relations avec les autres (extraverti, introverti…) : 
7. Qualités (imagination, logique, intuition…) : 

Vérifier que tous ces éléments sont cohérents entre eux. En modifier certains au besoin. 

Voici un modèle de fiche remplie pour un célèbre personnage d’enquêteur :

la rédaction vous remercie

I) Comment vous faire aimer les rédactions !

Le plus souvent je ne compte que sur moi-même en me disant : "pourvu que ça plaise à la prof" parce que les rédactions en français c'est un travail assez particulier car il ne s'agira jamais de réciter tout une leçon par coeur, non, dans une rédaction style collège, c'est vous l'écrivain. C'est à vous de mener l'histoire, de faire vivre des personnages, c'est tout autre chose que de calculer les trois quarts de fruit des 5 pommiers dans le verger qui fait 70 m2 non ?  Il n'y a rien de plus fabuleux que de mener son trvail par soi-même, autrement dit que quand vous serez noté sur votre rédaction (c'est sûr, il y a des notes qui peuvent vous decevoir ...) mais on est noté sur notre propre immagination ! On est pas noté pour savoir si on a bien appris sa leçon. C'est déjà mieux qu'un controle d'éducation civique non ?

II) Les aventures de Mlle framboise et ses rédactions

Il m'est déjà arrivé qu'un sujet ne m'inspire pas beaucoup. Dès fois on avait la possibilité de choisir entre 2 sujets ! Je ne savais pas du tout le quel choisir ... Une camarade de classe a demandé conseil à la prof parce qu'on était vraiment incapables de choisir l'un ou l'autre ...   Sujet 1 ? Sujet 2 ? Telle était la question !      
La professeur nous a dit que elle elle aimait bien le sujet 2 ... Il faut dire qu'on lui a tiré les vers du nez car un prof ne dit pas son opinion comme ça normalement !  Alors qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai pris le sujet 2 ! Parce que la question perpétuelle lorsqu'on écrit une rédaction je le rappelle, c'est "est-ce que ça va plaire à la prof ? Oui ou non ?" !Vu que j'étais toujours pas inspirée plus, j'ai décidé d'écrire un truc quand même ... Et je m'en suis sorti avec un 18/20. Jamais vu ça, un 18 en rédaction ?! Pourquoi j'ai eu cette note ? Pour mes descriptions ! Bin oui comme je n'avais pas d'idées je n'ais pas fait vivre à mon personnage des tonnes d'aventures mais j'ai utilisé beaucoup de descriptions, et ça a plus à la prof !
Bien joué ! 

III) Quelques conseils pratiques au niveau description :

Pourquoi pas empreinter des phrases de Maupassant ?
"Le ciel était lamé d'argent" ... Je l'aime bien cette phrase.

Et par exemple, pour décrire un village à une époque du XVII ème ...
"Dans le village, l'animation battait son plein, les paysannes plumaient des volatiles, on entendait les cris des cochaons et des poules de basse-cour mêlés à ceux des enfants qui jouaient, et les fermiers qui partaient aux champs, leur fourche sur l'épaule et leur faucile à la ceinture."

Pour éviter un dialogue, le remplacer par une pensée :
"Il les avait quittés parce qu'ils ne l'avaient pas vendu" et :
"Cette phrase résonnait dans sa tête comme un tambour qui l'assomme."


IV) Faire un bon récit qui tient debout

1 : Déjà il vaut mieux écrire un récit qui pourrait réellement se passer dans la vie. Donc pas de SF.
2: Pas trop de personnages ! Maximum 5 ou 6 personnages (principaux)
3: Attention de ne pas faire des phrases trop longues.
4: Surtout pas de répétitions ... Attention !!!
5: Utiliser les idées qu'on a et ne pas trop les mélangées. Il vaut mieux en avoir UNE SEULE qui tient debout !
6: Niveau présentation : Ne pas oublier les alineas, faire des paragrpahes, et une marge si cela est demandé.

V) Comment départager le récit en paragrpahes ?

Par exemple, à chaque fois qu'on change de scène. Que c'est un autre personnage qui n'est pas présent dans la scène précedent qui apparait ... Un changement soudain de l'action, de lieu ou même d'époque.

VI) On peut se servir d'une ellipse narrative

On peut se servir d'une ellipse narrative en sautant des mois, voire des années, en résumant, en sautant les actions inintéressantes et en ne retenant que les temps forts de l'histoire.

VII) Et pour finir ...

Si on peut se servir d'un dico, il faut en profiter 

exercice de style

LE BUT DE LA REDACTION  
La rédaction est un exercice de style assez complexe pour les non-initiés qui révèle le candidat quand à sa faculté d'analyser un problème et d'en poser le pour et le contre. Le gendarme est un militaire aux ordres de ses supérieurs hiérarchiques mais il est souvent seul face à une enquête. Il devra rendre compte aux responsables judiciaires pour lequel il travaille. (Procureur ou juge d'instruction). On ne peut pas se permettre d'avoir des gendarmes qui transmettent des dossiers pleins de fautes et mal rédigés. 

Au même titre que la dictée, la rédaction est une des épreuves phares à ne pas rater. Enfin, vous retrouverez la rédaction à l'examen de l'officier de police judiciaire en fois passé de carrière avec cette fois-ci un sujet sur le judiciaire. (Autant s'y mettre maintenant ;-) 
 

CE QU'IL FAUT FAIRE ET NE PAS FAIRE  
Comment faire face au sujet ? 

---Ce qu'il ne faut pas faire : Surtout, pas de panique ! Paniquer devant le sujet, c'est bloquer toute réflexion, c'est se jeter sur sa copie en écrivant tout ce qui a été vu en cours, sans répondre au sujet. C'est se lancer dans un discours sans cohérence. Conséquence : hors-sujet, et l'assurance de ne pas dépasser 2 sur 10. 

De même, il faut absolument éviter de se lancer de suite dans la rédaction sans avoir au préalable réfléchi au sujet. 
 

CE QU'IL FAUT FAIRE  

---Ce qu'il faut faire :

Avant tout il faut comprendre pourquoi la rédaction fait partie de l'épreuve gendarmerie 

Lors de l'épreuve de la rédaction vous devrez démontrer vos qualités rédactionnelles, les richesses de votre vocabulaire, votre qualité d'analyse et de synthèse d'un sujet ou d'un problème. Vous mettrez votre devoir en valeur en organisant vos idées de façon ordonnées (en plusieurs parties et sous parties) et surtout une transition soignée entre celles-ci. Vous devez également de la façon la plus habile, introduire et conclure votre sujet. 

Concernant le vocabulaire, éviter les mots dont vous ne maîtrisez pas le sens. Si les mots vous manquent, restez simple mais de grâce, évitez les répétitions. 

N'hésitez pas à employer des mots de liaison (c'est pourquoi, néanmoins, désormais, finalement...) afin de lier vos idées qui doivent s'enchaîner de façon limpide. Il est donc important de mettre à plat vos idées dans un premier temps et de les réunir par ordre d'idée et surtout de trouver un enchaînement entre elles. 

 



1 --- Lecture du sujet : Tout d'abord, relis le sujet plusieurs fois pour bien t'en imprégner puis souligne ou surligne les termes importants du sujet . 

Ex. : Sujet : " A l'aide de vos connaissances et des documents fournis, vous expliquerez dans un paragraphe d'une vingtaine de lignes pourquoi la première guerre mondiale est une guerre totale et industrielle. " 

Je souligne maintenant les termes importants du sujet : 

"  la première guerre mondiale , pourquoi , guerre totale , guerre industrielle . " 

Ici comme souvent, tous les termes sont importants  : tu vas devoir maintenant expliquer ce qui se cache derrière ces termes. 

2 --- Chercher les grandes idées au brouillon : Ensuite vient le moment de trouver les grandes idées que tu vas exposer dans le paragraphe : pour cela, fais un brouillon . 

C'est indispensable ! Beaucoup de candidats commencent à rédiger directement sur leur copie pour se rendre compte une heure plus tard qu'ils ont oublié la moitié des idées ou pire, qu'ils sont hors-sujet faute d'avoir suffisamment réfléchi au début ! 

Sur ce brouillon, tu recopies les mots importants du sujet  : ici : " Première guerre mondiale ", " guerre totale ", " guerre industrielle ". 

Puis tu cherches les idées que tu notes en abrégé en utilisant ce qui a été vu en cours mais aussi les documents, en te posant des questions  : 

3 --- Organiser les idées : Lorsque toutes tes idées sont notées en abrégé sur ton brouillon, il ne te restes plus qu'à les organiser , à les grouper de la façon la plus logique possible. 

Tu verras ainsi que se dégage un plan , c'est-à-dire le résumé ordonné des grandes idées que tu vas développer (souvent, le sujet t'invite à suivre un plan), chaque partie étant une partie de la réponse au sujet . 

Avantages  : toutes tes idées sont sous tes yeux donc pas de panique pour savoir ce que tu vas écrire : tu sais où tu vas ; tu peux ainsi vérifier que toutes tes idées sont bien reliées au sujet (donc pas de hors-sujet) et que tu ne répètes pas plusieurs fois la même idée dans ton devoir. 

Il ne te restes plus qu'à rédiger, c'est-à-dire à relier par des mots toutes les idées que tu as écrites sur ton brouillon. 

Rédiger : 
Tout d'abord, présente le sujet par une courte introduction  : tu présentes le contexte du sujet (par exemple, pour le sujet cité plus haut, tu signales que l'Europe sort en 1918 (armistice du 11 novembre) d'une guerre effroyable (10 millions de morts), la pire qu'ait connue jusque là l'humanité, et en présentant en une phrase l'affrontement violent entre plusieurs coalitions de pays, dont la France et l'Allemagne notamment) puis tu rappelles le sujet posé (" Devant un conflit si destructeur, on peut se demander pourquoi on dit que cette guerre est une guerre totale et industrielle  "). Le correcteur est rassuré : il voit que tu as compris quel est le sujet. 

Puis tu rédiges, en présentant clairement tes idées. Attention : Chaque grande idée évoquée doit être justifiée par un exemple. 

Pour le sujet cité plus haut, quand tu parles de la guerre totale, cite des exemples concrets, comme par exemple le chiffre de 8 millions de soldats mobilisés en France, ou bien l'histoire des trous blancs voire des pages blanches dans les journaux parce que le gouvernement avait censuré un ou plusieurs articles ; pour la guerre industrielle, cite l'exemple de Louis Renault qui transforme ses usines pour les adapter aux besoins de la guerre. 

Ces exemples donnent de la consistance à ton devoir et montrent au correcteur que tu sais de quoi tu parles. 

Prenez le temps de faire une petite phrase ou deux de transition pour ne pas sauter du coq à l'âne.

Enfin, achèves ton devoir par une courte conclusion :  tu rappelles les grandes idées développées, tu réponds au problème posé par le sujet et tu ouvres sur un sujet plus vaste. 

A EVITER ABSOLUMENT : Répéter plusieurs fois la même idée; Mélanger les idées entre elles sans les classer (ex. : mélanger les idées concernant la guerre totale et celles concernant la guerre industrielle)  ; Oublier les exemples ; Etre hors sujet ; Etre trop long (plus de 30 lignes) ou trop court (moins de 15 lignes). 

Pour la présentation : Ecris lisiblement et proprement (ce sera le cas grâce au brouillon qui permet d'éviter les ratures qui énervent le correcteur). Tout le devoir doit être rédigé, donc pas de langage abrégé ou d'énumérations (avec tirets). Attention à l'orthographe et aux accords grammaticaux  : prends une ou deux minutes à la fin de l'épreuve pour te relire. Evite absolument les expressions familières ou les considérations personnelles  : les correcteurs sont très sensibles à la qualité et à la correction du langage. 

Enfin, aère la présentation du devoir en sautant une ligne entre chaque partie du devoir  : cela rend ton devoir beaucoup plus clair.
 

Consulter des dictionnaires spécialisés pour être en mesure de bien maîtriser le langage spécifique à la discipline

 
Consulter des dictionnaires de synonymes pour enrichir son vocabulaire

 Dictionnaire des synonymes (Université de Lille) 

Dictionnaire des synonymes français 


 
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