jeudi 31 mars 2011

Anna de Noailles

Anna de Noailles: "

Anna de Noailles, par LaszloAdorée de tous, mais moins qu’elle ne s’adorait elle-même ?


Contemporaine de Maurras, dont elle est de huit ans la cadette, la comtesse Anna de Noailles connut de son vivant une grande célébrité.


La postérité lui fut moins favorable. Elle aurait pu devenir une icône incon­tournable du féminisme, des droits de l’homme, ou de l’intégration des immigrés (elle était mi-Grecque, mi-Roumaine). D’autres qu’elles aujourd’hui occupent ces places. Certes, quelques rues, quelques collèges portent son nom, mais on aurait pu s’attendre à mieux. D’où vient cette relative désaffection ?


Cela ne résulte sans doute pas d’un réflexe de rejet de la haute aristocratie. Grande dame, certes, née princesse, la comtesse de Noailles fut surtout une figure de ce qu’on appelle de nos jours la « gauche caviar ». En 1924, on la surnomma même « l’égérie du Cartel ». Mais elle eut des admirateurs dans tous les milieux, et elle exerçait, dit-on, un rare pouvoir de fascination sur ses interlocuteurs.


Il n’y a sans doute pas d’autre explication que l’effacement du genre poétique dans nos sociétés, dont elle n’est pas, tant s’en faut, la seule victime. Elle a aussi écrit des romans ; mais sa renommée vient avant tout de la poésie, genre désormais oublié. Une Simone de Beauvoir a eu plus de chance.


Mais qui fut donc Anna de Noailles ?


Amie de Maurice Barrès, elle échangea avec lui une abondante correspondance. Ses rapports avec Charles Maurras furent beaucoup plus ténus, malgré la Grèce.


Maurras analyse l’œuvre naissante de la comtesse dans Le Romantisme féminin, où elle est la quatrième et dernière femme poète soumise au feu de sa critique. L’ouvrage connaîtra de multiples rééditions, mais sans aucune mise à jour. Anna de Noailles, sans y être éreintée, n’y est pas franchement encensée ! Lui tint-elle rigueur de la persistance de ce jugement ?


Le Romantisme féminin paraît en 1905 dans le même recueil que L’Avenir de l’Intelligence ; en fait le texte avait déjà paru dans la revue Minerva le premier mai 1903, alors que la comtesse de Noailles était à peine entrée en littérature. Elle n’avait alors publié que deux premiers recueils de poésie :



  • Le Cœur innombrable (1901)

  • L’Ombre des jours (1902)


et un premier roman



  • La Nouvelle espérance (1903),


auquel s’en ajoutera un second en 1904, Le Visage émerveillé, que Maurras aura lu avant l’édition de 1905 de notre texte. Anna de Noailles publiera ensuite bien d’autres ouvrages jusqu’à sa mort en 1933. Maurras les aura certainement reçus, peut-être commentés dans des notes de lecture ; mais nous n’en savons pas davantage, et il nous faut rester au texte de 1903–1905.


Heureusement nous disposons d’un livre plus tardif de René Benjamin, académicien Goncourt très proche de Maurras et de ses idées, notamment littéraires : Sous l’œil en fleur de Madame de Noailles, paru le premier novembre 1928. Benjamin y dépeint avec humour et indulgence un personnage assez insupportable : une petite diva aux caprices incessants, un moulin à paroles invectivant et vibrillonnant, coupant sèchement tout le monde et n’écoutant personne… on comprend que Maurras, avec sa surdité, n’ait pas cherché à la fréquenter assidûment.


Benjamin nous dévoile un caractère emporté jusqu’à la névrose par l’orgueil et l’amour de soi. Anna de Noailles ne pouvait recevoir ou rencontrer quelqu’un, surtout un admirateur, sans l’avoir au préalable fait attendre, languir, désespérer, s’angoisser, et ce pour mieux le subjuguer de son charme mystérieux au bout d’un long chemin d’épreuves rythmées par ses caprices dont on ne sait plus, à ce niveau de raffinement, s’ils étaient spontanés ou machiavéliquement calculés.


Et lorsqu’elle dissertait sur l’art, la littérature ou la politique, Anna de Noailles n’était pas loin de l’anti-Maurras absolu ! C’est dire que lorsqu’elle s’exprimait sur Maurras lui-même, il lui était difficile de manifester beaucoup de sympathie active. Et cependant le jugement était plus subtil, et la condamnation indirecte. Nous en avons retrouvé trois exemples :



  • dans le recueil d’hommages « Poèmes, portraits, jugements et opinions sur Charles Maurras » (1919) ;

  • dans l’enquête sur les « Maîtres de la jeune Littérature », réalisée par Pierre Varillon et Henri Rambaud (1923), à laquelle la comtesse de Noailles, tout comme Maurras lui-même d’ailleurs, n’a pas répondu directement, mais en a fait un commentaire a posteriori, après avoir pris connaissance des autres réponses ;

  • enfin dans un numéro spécial de La Muse française, « Charles Maurras, poète et critique de la poésie » (1927).


1919 :


J’étais presque encore une enfant quand j’entendis Anatole France parler de Charles Maurras avec délectation, amitié et préférence.


Il le préférait, ce qui est la pleine manière d’aimer.


Il le préférait à des écrivains plus proches de sa pensée et moins éloignés de ses convictions, parce que le soleilleux enfant des Martigues, né dans l’arôme de la mer fortunée, représentait à son esprit ravi « l’homme grec », l’harmonieux et farouche chèvre-pied des coteaux pierreux, le jeune érudit attaché à ses innombrables lectures comme la cigale aux feuilles de la mélisse odorante, et aussi le soldat résolu des antiques cités. Bien des années ont passé. Les saisons, les jours, les luttes de l’esprit n’ont pas pu affaiblir ce haut attrait réciproque.


Nous mettons sous l’invocation d’Anatole France, qui séduit notre raison et s’accorde avec notre tendresse humaine, l’admiration que nous vouons à Charles Maurras.


Brûlant, fidèle, poignant, injuste et passionné, ce merveilleux guerrier fait combattre en lui-même les pensers, les faits, les arguments ; on entend sans cesse, dans sa phrase rapide et métallique, le heurt de la lance contre le bouclier. Ses habiles victoires, radieuses ou retorses, enchantent et consternent tour à tour la déesse au clair visage, Pallas Athéné. Tantôt elle le reconnaît, ce fils attentif à ses vœux, et qui la révèle ; tantôt il l’afflige, et elle incline avec mélancolie son pur visage. Telle je la vois ce matin, ornant et illuminant ma chambre ; le front appuyé contre sa main repliée, elle médite et soupire. Comme elle est grave ! Ô tristesse de la Sagesse parfaite ! Son beau profil, net et sans faiblesse, est comme un mur qui sépare équitablement deux enclos.


Charles Maurras… combien est grande, il me semble, la solitude d’un tel homme ; solitude entourée et retentissante ! Nul ne porte en son cœur un plus profond secret. Quand il choisit, comme il se prive ! Quand il se borne, comme il se contraint ! La part qu’il rejette, comme elle le tenterait encore s’il n’avait assigné à son ardeur des limites, hors desquelles il veut être sans curiosité et sans amour.


Et pourtant, c’est dans l’abondance et le tumulte que les forces s’organisent ; quel ordre dans l’infini ! Turbulence et mélodie des sphères, que percevait Pythagore, vous étendez la puissance de l’intelligence sans troubler le familier et silencieux aspect de la géométrie étoilée.


Nous savons que Charles Maurras a composé des poèmes. Nous ne les connaissons pas ; nous les pressentons, nous les aimons. Nous lui demandons de nous livrer ces belles strophes, secrètes encore, filles du génie de Malherbe. Et qu’ainsi puissent se réjouir, sans nul serrement de cœur, ceux qui révèrent en Maurras un des plus grands écrivains de France.


1923 :


Messieurs, bien qu’une œuvre en prose me soit aussi chère que la poésie, laissez-moi choisir de vous exprimer les pensées que m’ont inspirées les réponses des poètes à votre intéressante enquête. Je me souviens d’avoir lu dans Montaigne cette phrase que je reproduis de mémoire : La pensée, pressée aux pieds nombreux de la poésie, élance mon âme d’une plus vive secousse.


Aussi partagerai-je aujourd’hui cette préférence.


Je commencerai ma lettre en citant la déclaration parfaite que fît dans la Revue hebdomadaire M. Tristan Derème : Il est agréable, il est consolant de songer que la poésie n’a guère plus varié au cours des siècles que la marche à pied, et qu’elle ne peut varier davantage. Je veux dire que l’homme étant demeuré et demeurant toujours le même, à quelques nuances près et qui sont, en l’affaire, complètement dénuées d’intérêt, il fait des vers et marche en 1922, comme il marchait et faisait des vers il y a 6000 ans.


Et j’accompagnerai ces paroles si justes, si sages, de la réflexion que provoquent en moi quelques déclarations formulées avec volubilité par M. Jacques Reynaud, et je dis : il est malheureux, il est désolant, d’entendre un jeune écrivain affirmer en des pages par ailleurs excellemment écrites : « Il fallait être bête comme Hugo… Hugo, comme tous les sots, même de génie… Je prends Hugo comme type de plusieurs générations de stupides… »


Depuis le temps que Victor Hugo est, pour toujours, le plus grand des poètes français, avec, dans leur gloire égale et différente, Ronsard, Racine, bien des esprits se sont acharnés sur cette inattaquable matière de marbre et d’or, sur cet aspect de la nature entière qu’est le génie de Hugo, dont on pourrait traduire la sereine et immortelle jeunesse par ces vers de Paradis terrestre qui ne pouvaient naître que de lui :


Jersey rit, terre libre au sein des sombres mers ;

Les genêts sont en fleurs, l’agneau paît les prés verts ;

L’écume jette au roc ses blanches mousselines ;

Par moments apparaît, au sommet des collines,

Livrant ses crins épars au vent âpre et joyeux,

Un cheval effaré qui hennit dans les cieux !


Depuis le temps, dis-je, que Hugo est ce lyrique incomparable, il est intéressant de voir que nul poète de bon sens, une fois passées les grandes audaces paradoxales de la jeunesse, ne peut se retenir de lui assigner la première place, fut-ce à son cœur défendant, avec des réserves toujours admissibles, souvent sagaces, et en signalant sa prédilection pour d’autres poètes.


Je ne crois pas qu’on puisse en trouver un seul, ou du moins plusieurs, en défaut ; j’ose dire en défaut !


Pour ce qui est du vers libre, du verset, que préconisent M. Jules Supervielle, poète dont le talent original me fut précieux dès son premier livre, et M. de Montherlant, l’auteur des magnifiques pages lyriques d’un roman intitulé Le Songe, il m’est impossible de comprendre leur inclination, que je considère non comme libératrice, mais comme destructrice.


Il y a la prose, il y a les vers, et les lois intangibles qui les constituent.


Désarticuler et défigurer le vers pour ne point écrire de bonne prose, puisqu’une contrainte arbitraire et sans nécessité empêche la pensée soit de bénéficier des chances du rythme et de la rime, soit de conserver la netteté du naturel, voilà ce qui me semble le type même de l’erreur.


1927 :


Charles Maurras et moi possédons et vénérons en commun deux patries, l’Hellade et la France. Il retourne sans cesse en esprit vers la terre d’où je suis venue par mes aïeux. Cet été, en apercevant les étangs de Berre, je compris que ce compact et submergeant azur avait jadis formé un enfant grec. Qu’importe, dès lors, que l’on diffère d’opinion sur les hommes, les événements, les idées, si l’on est d’accord sur les dieux ?


Le dernier jugement est bref, sans appel ; nous divergeons sur tout. Dans les deux premiers, Anna de Noailles s’abrite derrière un tiers personnage. C’est d’abord Anatole France, puissance tutélaire et conciliante, puis Jacques Reynaud, poète aujourd’hui bien oublié, qui fut un disciple fervent de Maurras et dont elle se sert comme cible de substitution. Ici, la comtesse regrette que Maurras ne soit pas resté un homme de lettres, regrette son engagement politique et et va jusqu’à évoquer la déesse Pallas qui ne manquerait pas, comme elle le fait elle-même, d’y voir une impasse mortifère. Là, elle éreinte ce pauvre Reynaud, et pour clamer son culte hugolien, elle choisit comme par une provocation calculée des vers que Maurras aurait certainement jugés affreux !


Quant à la citation de Tristan Derème, que la comtesse reprend à son compte, le moins qu’on puisse en dire est que l’avenir lui a donné, hélas !, entièrement tort.


Note pour le lecteur :


Anna de NoaillesLes livres de Maurras sont quasiment tous des recueils d’articles qui ont subi peu de retouches depuis leur première publication. Tel n’était pas le cas de L’Avenir de l’Intelligence en 1905. Maurras avait du temps, à cette époque… si bien qu’entre la version parue en 1903 dans Minerva et celle publiée dans l’ouvrage de 1905 il y a plus que des différences de détail. Si les paragraphes se retrouvent pour l’essentiel, chacune des phrases qui les composent a été retravaillée, parfois totalement reformulée. Nous avons dès lors choisi de publier les deux textes successivement, en ne supprimant que les doublons de notes.


Le texte de 1905 n’a plus été modifié par la suite. Il a été repris dans toutes les rééditions de L’Avenir de l’Intelligence (1909, 1917, 1919, 1927, 1942), dans Romantisme et Révolution (1922 et 1928), enfin dans Le Romantisme féminin (1926), une édition de luxe qui contient le portrait qui accompagne cette note.

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écrire un récit

Fiche publiée dans Textes et méthodes 3e, Nathan 1999

A. l’intrigue
L’expérience personnelle se construit autour d’une intrigue, d’une transformation, ou tout au moins d’un évènement particulier. Le narrateur personnage subit une épreuve, franchit une étape, fait un apprentissage, et s’en trouve transformé.

B. les personnages
Il faut plusieurs personnages, nettement caractérisés, dans lesquels l’auteur peut s’incarner tour à tour. Le personnage principal peut avoir un confident. C’est le personnage à qui il s’affronte (l’adversaire) qui est le plus difficile à construire et à décrire.

C. les péripéties
Pour retenir l’attention, éveiller l’intérêt du lecteur, il est important de ménager un changement, d’imaginer une ou deux péripéties, des évènements forts, qui relancent l’intrigue.

D. les changements de point de vue
On peut se décentrer par rapport à son personnage principal. Le moyen le plus simple est de marquer deux époques différentes : l’époque des évènements et l’époque de l’écriture. Cette dernière permet d’apporter une autre vision sur la situation, des commentaires.

E. les dialogues
Pour que le texte soit vivant, il faut équilibrer la proportion des dialogues et du monologue intérieur, car le monologue intérieur n’exprime qu’un seul point de vue. Les dialogues permettent d’opposer des convictions.

F. la sincérité
La sincérité vécue est souvent trop intime pour être communiquée à un lecteur, ou en situation scolaire pour être noté. Écrire, a dit Louis Aragon, c’est mentir vrai, c’est-à-dire être capable d’inventer une histoire de toutes pièces, d’inventer des personnages imaginaires à partir de son expérience personnelle.
Écrire pour le lecteur ne demande pas d’être sincère ou non. Le lecteur n’a pas à se poser la question de savoir si votre expérience est vraie ou inventée : l’important est d’écrire un texte intéressant.
Vous êtes le scénariste qui la construit. 
Le pari est de construire une intrigue rigoureuse et de mener le suspens jusqu’à la fin. Donc, abandonnez tout de suite les idées de meurtres en série, de détails horribles, d’inondations d’hémoglobine. La meilleure histoire de la classe sera celle qui ne permettra la découverte du coupable que dans le dernier épisode ! 
Voici une suite d’éléments qui doivent obligatoirement figurer dans votre énigme. Seul (e) ou par groupes de trois élèves, vous allez l’inventer pas à pas. 

(D'après Louis Timbal-Duclaux, J'écris des nouvelles et des contes, © Écrire aujourd'hui, 1993, numéro spécial) 
Le crime
Qui a tué qui ? 
Pourquoi ? 
Où ? Quand ? Comment ? 
Choisissez la victime, le coupable, le mobile, les circonstances. 
Inventez dès maintenant une fausse piste : deux suspects possibles, dont le vrai coupable, deux mobiles, deux alibis. 

Pour vous inspirer, consultez les catalogues d’éditeurs spécialisés dans les collections policières. Les résumés des livres vous donneront des idées d’intrigues. 

Par exemple 
La malédiction du corbeau, Jean-Paul Nozière, Collection Je Bouquine, Bayard Presse. 
Maxime et son grand-père ont découvert que le précédent propriétaire de leur maison a été assassiné. Par qui ? Pourquoi ? Cet assassinat a-t-il un rapport avec le sabotage de la fusée Ariane qui vient d’exploser ? 

Collection Le Masque : 
George Baxt, Par élimination
L’héritage du millionnaire Andrew Graymoor échoira au dernier survivant de ses dix enfants adoptés. Le compte à rebours peut commencer… 

John Dickson Carr, Meurtre après la pluie
Un homme étranglé sur un court de tennis, une demi-heure après un violent orage. Et sur le sol détrempé, aucune autre trace que celles de la victime… 

Agatha Christie, Le crime de l’Orient-Express
Un wagon de l’Orient-Express bloqué par les neiges, et dans un compartiment, un Américain lardé de douze coups de couteau. 

Agatha Christie, La fête du potiron 
Au cours des réjouissances de Halloween, une fillette bavarde et menteuse s’est vantée publiquement d’avoir assisté à un meurtre des années plus tôt. Ce n’était guère prudent… Elle a été assassinée. Poirot enquête… 

Ruth Rendell, La danse de Salomé
Patrick Selby est mort d’un arrêt du cœur consécutif à des piqûres de guêpes. Mais les gens parlent, parlent… Et le Dr Greenleaf, qui a donné le permis d’inhumer, commence à se poser des questions… 

Le mobile

Les mobiles des crimes sont toujours un peu les mêmes. Choisissez-en un parmi ceux-ci et développez-le : 
• argent (capter un héritage ; bénéficier d’une assurance vie ; s’approprier un billet de loto gagnant, etc), vol (d’un tableau, d’un bijou, d’un timbre de collection, des actions d’une mine d’or, d’un manuscrit miraculeusement retrouvé, des plans d’une nouvelle fusée, etc) 
• amour, jalousie (toutes les situations du crime passionnel) 
• ambition (pour obtenir un poste de dirigeant dans une société quelconque…) 
• mauvaise conscience (faire taire un maître chanteur ou un témoin gênant) 
• vengeance… 

Le brouillage des pistes

Déterminez la manière dont le coupable a brouillé les pistes pour éviter d’être accusé : 
• alibi bien préparé (préciser : lieux, heures, témoins) 
• meurtre déguisé en suicide ou en accident 
• disparition du cadavre (de l’hôpital, de la morgue…) 
• déguisement de l’assassin (perruque, postiche, imperméable, hauts talons, etc) 
• faux indices : pièces à conviction qui accusent quelqu’un d’autre 
• détails mystérieux et insolites : cadavre caché dans un étui de contrebasse, étranglée de six bas de tailles et de couleurs différentes, victime aux pieds bandés, etc. 
• effacement ou trucage des empreintes 
• arme du crime inattendue et diabolique (coups de téléphone affolants, piqûre de guêpe déclenchant une allergie mortelle, poison dans le gâteau de mariage, etc.) 
•… sans oublier le traditionnel meurtre en lieu clos : chambre fermée de l’intérieur, bateau en pleine mer, chalet de montagne isolé par la neige 

Les indices et les preuves

Des indices doivent trahir le coupable et amener le détective à la vérité : des indices matériels, une phrase prononcée, deux témoignages qui ne concordent pas, un testament truqué, la copie d’un acte d’état civil… 
Les preuves, qui vont confondre le coupable et servir au procès, peuvent être de différents ordres : journaux anciens, décalage horaire, ticket d’autoroute, film de caméra de surveillance, empreinte digitale, test scientifique… 

La narration de l’histoire 

Le plus simple est d’écrire votre nouvelle à la troisième personne : le récit se raconte de lui-même et le narrateur n’apparaît pas. Dans ce cas, personne ne dit JE en dehors des dialogues, et vous-même, témoin ou enquêteur, enquêtrice, n’apparaissez pas dans l’histoire. 
Dans les récits classiques, l’histoire de l’enquête est souvent racontée par un ami du détective qui observe, note, et… ne comprend rien : c’est le personnage auquel le lecteur s’identifie. De la même manière, vous pouvez écrire votre récit à la première personne, en faisant raconter l’histoire par un (e) journaliste témoin. Vous pouvez également, dans ce cas, apparaître dans l’histoire, en tant que témoin, ou ami (e) de l’enquêteur. 
Il n’est pas conseillé d’être à la fois le détective et le narrateur de l’histoire : en effet, dans ce cas, il est très difficile de ne pas révéler trop vite la solution ! 

Voici un exemple, tiré d’une nouvelle d’Agatha Christie. Vous pourrez comparer l’exposé du mystère, au tout début de la nouvelle, et la solution qui, à la dernière page, y répond exactement : 

1. Le mystère 
LA TRAGÉDIE DE MARDSON MANOR 

J’avais été appelé hors de la capitale durant quelques jours et, à mon retour, je trouvai Poirot occupé à boucler sa petite valise. 
— A la bonne heure, Hastings, je craignais que vous ne soyez pas revenu à temps pour m’accompagner. 
— On vous a donc appelé à l’aide quelque part ? 
— Oui, bien que je doive admettre, d’après les apparences, que l’affaire ne semble pas passionnante. La compagnie d’assurances, L’Union de l’Ouest, m’a demandé d’enquêter sur la mort d’un certain Maltravers qui avait contracté chez eux, quelques semaines plus tôt, une assurance sur la vie pour la belle somme de cinquante mille livres ! 
— Vraiment ? m’exclamai-je intéressé. 
— Il y avait, bien sûr, la clause habituelle soulignant l’éventualité d’un suicide. Dans le cas où le client se serait tué volontairement au cours de la première année, l’assurance aurait été annulée. Mr. Maltravers a été dûment examiné par le médecin de la compagnie et, bien qu’il soit un homme ayant légèrement dépasse le bel âge, il fut reconnu comme jouissant d’une santé robuste. Quoi qu’il en soit, mercredi dernier, c’est-à-dire avant-hier, le corps de Maltravers a été trouvé sur le terrain de sa propriété en Essex, Mardson Manor, et la cause de sa mort serait une sorte d’hémorragie interne. Ce fait, par lui même, n’aurait rien de singulier, mais de sinistres rumeurs se rapportant aux difficultés financières de Maltravers traînaient dans l’air depuis peu et l’Union de l’Ouest a découvert, sans doute possible, que le gentleman en question était à deux doigts de la faillite. Cela change considérablement les choses. De plus, il avait une femme jeune et belle. On soupçonne qu’il aurait pu ramasser tout l’argent liquide dont il disposait pour payer l’assurance-vie dont son épouse bénéficierait et qu’ensuite, il se serait suicidé ! Une telle histoire n’a rien d’exceptionnel. En tout cas, mon ami, Alfred Wright, qui est un des directeurs de l’Union de l’Ouest, m’a demandé de découvrir la vérité sur cette affaire, mais, comme je vous l’ai dit, je n’ai pas grand espoir de réussir. Si sa mort avait été causée par un arrêt du cœur, je serais plus optimiste. C’est là un verdict qui peut toujours passer pour un aveu d’incapacité du médecin local, ignorant la véritable cause du décès de son malade. Mais, quand il y a hémorragie, aucune erreur n’est possible. Cependant, tout ce que nous pouvons faire est de chercher des renseignements utiles. Cinq minutes pour boucler votre bagage, Hastings, et nous prendrons un taxi pour gagner la gare. 

2. La solution
J’avouai : 
— Même à présent, je ne réalise pas très bien ce crime et son exécution ! 
— Commençons par le commencement. Nous avons une jeune femme clairvoyante et calculatrice qui, connaissant la débâcle financière de son mari et lasse d’un compagnon vieillissant qu’elle n’avait épousé que pour son argent, pousse ce dernier à contracter une importante assurance sur la vie en sa faveur. Ceci fait, elle cherche le moyen d’accomplir son dessein. La chance le lui offre ! L’étrange aventure racontée par le jeune officier ! L’après-midi suivant, lorsque Monsieur le Capitaine est en haute mer, comme elle le pense, elle et son mari flânent sur les pelouses et j’imagine leur dialogue : « Quelle bizarre histoire Black nous a racontée, hier soir au souper, observe-t-elle. Un homme peut-il vraiment se suicider de cette façon ? Montrez-moi si c’est possible ? ». Le pauvre fou lui montre, il place l’extrémité du fusil dans sa bouche. Elle se baisse et pose la main sur la gâchette, riant en levant les yeux sur lui : « Et maintenant, monsieur, conclut-elle friponne, supposons que je presse la gâchette ? ». Et alors… Et alors, Hastings… Elle la presse ! 

Agatha Christie, La tragédie de Mardson Manor, in Les enquêtes d’Hercule Poirot, © Librairie des Champs Élysées, 1968. 


Étape 2 : Vérifier la présence des éléments indispensables à l’intrigue

Petite liste pour vérifier la construction de votre énigme : 

• Qui est la victime ? 
• Où, quand, comment et par qui a-t-elle été trouvée ? 
• Par qui l’intrigue est-elle racontée ? 
• Quels sont les indices ? 
• Qui est coupable ? 
• Qui est d’abord suspecté (e) ? 
• Pourquoi ? 
• Comment le coupable s’y est-il pris ? 
• Comment le coupable a-t-il dissimulé son crime ? 
• Par quelles preuves le coupable est-il démasqué ? 

Étape 3 : Rédigez un résumé de l’intrigue 

Rédigez votre projet d’intrigue sous forme de fait-divers et en vous inspirant du fait-divers suivant. Vous présenterez la fausse piste que vous aurez inventée en l’introduisant dans votre texte, par exemple, par la phrase suivante : « On a d’abord soupçonné M. X. (ou Mme Y.) qui avait… Il a été arrêté puis relâché, parce que… » 

Étape 4 : Présenter oralement son texte à la classe 

En présentant oralement votre texte à l’ensemble des camarades de la classe, vous pourrez vérifier si votre intrigue est cohérente, si elle est assez complète pour être comprise. 
Servez-vous du questionnaire de l’étape 2 pour apporter, à votre tour, des conseils à vos camarades, pour leur faire des suggestions éventuelles au cas où leur histoire vous paraîtrait trop compliquée ou peu originale. 

Étape 5 : Créer des personnages 

Vous voici parvenus à une étape bien plaisante : il s’agit ici de créer les caractéristiques de vos principaux personnages : la victime, le coupable, l’autre suspect, et surtout votre personnage principal : le détective. 
Utilisez une fiche bristol. Vous pourrez l’orner d’un dessin ou d’une photo découpée dans un magazine, Ceci vous aidera pour décrire votre personnage. 
Voici un modèle de fiche qui vous aidera à inventer. Bien entendu, tous les détails qui figureront sur la fiche ne seront pas tous repris dans votre texte, mais ils vous aideront à imaginer vos personnages. 



Fiche pour créer un personnage

Nom/Prénom/Surnom :

Portrait physique
1. Sexe : 
2. Âge : 
3. Taille et poids : 
4. Visage (couleur des cheveux, yeux, peau, nez…) : 
5. Silhouette : 
6. Apparence (soigné/sale, beau/laid) : 
7. Signes particuliers (cicatrices, tics…) : 
8. Maladies : 
9. Vêtements habituels : 
10. Accessoires habituels (pipe, bijoux, lunettes…) : 

Situation familiale et sociale

1. Classe sociale (modeste, moyenne, haute) : 
2. Métier/fonction (travail, horaire, salaire) : 
3. Éducation (durée, écoles, matières favorites ou pas, culture…) : 
4. Vie familiale (parents vivants ? séparés ? divorcés ? orphelin ? Leur mentalité, 
leur cadre de vie, leurs habitudes/qualités/défauts) : 
5. Valeurs morales (honnêteté, honneur, courage, patience, respect, tolérance ou le contraire…) : 
6. Situation familiale (célibataire, marié, divorcé…) : 
7. Nationalité : 
8. Place sociale : effacée ou forte (clubs, associations…) : 
9. Activités de loisirs : lectures, journaux, sports, bricolage… : 

Portrait psychologique 
1. Caractère (nerveux, apathique, sentimental, rêveur, coléreux…) 
2. Attitude face à la vie (actif, militant, suiveur, résigné, désillusionné…) : 
3. Complexes personnels (peurs, superstitions, obsessions…) : 
4. Niveau d’intelligence : 
5. Capacités particulières (maths, littérature, cinéma, informatique…) : 
6. Relations avec les autres (extraverti, introverti…) : 
7. Qualités (imagination, logique, intuition…) : 

Vérifier que tous ces éléments sont cohérents entre eux. En modifier certains au besoin. 

Voici un modèle de fiche remplie pour un célèbre personnage d’enquêteur :

la rédaction vous remercie

I) Comment vous faire aimer les rédactions !

Le plus souvent je ne compte que sur moi-même en me disant : "pourvu que ça plaise à la prof" parce que les rédactions en français c'est un travail assez particulier car il ne s'agira jamais de réciter tout une leçon par coeur, non, dans une rédaction style collège, c'est vous l'écrivain. C'est à vous de mener l'histoire, de faire vivre des personnages, c'est tout autre chose que de calculer les trois quarts de fruit des 5 pommiers dans le verger qui fait 70 m2 non ?  Il n'y a rien de plus fabuleux que de mener son trvail par soi-même, autrement dit que quand vous serez noté sur votre rédaction (c'est sûr, il y a des notes qui peuvent vous decevoir ...) mais on est noté sur notre propre immagination ! On est pas noté pour savoir si on a bien appris sa leçon. C'est déjà mieux qu'un controle d'éducation civique non ?

II) Les aventures de Mlle framboise et ses rédactions

Il m'est déjà arrivé qu'un sujet ne m'inspire pas beaucoup. Dès fois on avait la possibilité de choisir entre 2 sujets ! Je ne savais pas du tout le quel choisir ... Une camarade de classe a demandé conseil à la prof parce qu'on était vraiment incapables de choisir l'un ou l'autre ...   Sujet 1 ? Sujet 2 ? Telle était la question !      
La professeur nous a dit que elle elle aimait bien le sujet 2 ... Il faut dire qu'on lui a tiré les vers du nez car un prof ne dit pas son opinion comme ça normalement !  Alors qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai pris le sujet 2 ! Parce que la question perpétuelle lorsqu'on écrit une rédaction je le rappelle, c'est "est-ce que ça va plaire à la prof ? Oui ou non ?" !Vu que j'étais toujours pas inspirée plus, j'ai décidé d'écrire un truc quand même ... Et je m'en suis sorti avec un 18/20. Jamais vu ça, un 18 en rédaction ?! Pourquoi j'ai eu cette note ? Pour mes descriptions ! Bin oui comme je n'avais pas d'idées je n'ais pas fait vivre à mon personnage des tonnes d'aventures mais j'ai utilisé beaucoup de descriptions, et ça a plus à la prof !
Bien joué ! 

III) Quelques conseils pratiques au niveau description :

Pourquoi pas empreinter des phrases de Maupassant ?
"Le ciel était lamé d'argent" ... Je l'aime bien cette phrase.

Et par exemple, pour décrire un village à une époque du XVII ème ...
"Dans le village, l'animation battait son plein, les paysannes plumaient des volatiles, on entendait les cris des cochaons et des poules de basse-cour mêlés à ceux des enfants qui jouaient, et les fermiers qui partaient aux champs, leur fourche sur l'épaule et leur faucile à la ceinture."

Pour éviter un dialogue, le remplacer par une pensée :
"Il les avait quittés parce qu'ils ne l'avaient pas vendu" et :
"Cette phrase résonnait dans sa tête comme un tambour qui l'assomme."


IV) Faire un bon récit qui tient debout

1 : Déjà il vaut mieux écrire un récit qui pourrait réellement se passer dans la vie. Donc pas de SF.
2: Pas trop de personnages ! Maximum 5 ou 6 personnages (principaux)
3: Attention de ne pas faire des phrases trop longues.
4: Surtout pas de répétitions ... Attention !!!
5: Utiliser les idées qu'on a et ne pas trop les mélangées. Il vaut mieux en avoir UNE SEULE qui tient debout !
6: Niveau présentation : Ne pas oublier les alineas, faire des paragrpahes, et une marge si cela est demandé.

V) Comment départager le récit en paragrpahes ?

Par exemple, à chaque fois qu'on change de scène. Que c'est un autre personnage qui n'est pas présent dans la scène précedent qui apparait ... Un changement soudain de l'action, de lieu ou même d'époque.

VI) On peut se servir d'une ellipse narrative

On peut se servir d'une ellipse narrative en sautant des mois, voire des années, en résumant, en sautant les actions inintéressantes et en ne retenant que les temps forts de l'histoire.

VII) Et pour finir ...

Si on peut se servir d'un dico, il faut en profiter 

exercice de style

LE BUT DE LA REDACTION  
La rédaction est un exercice de style assez complexe pour les non-initiés qui révèle le candidat quand à sa faculté d'analyser un problème et d'en poser le pour et le contre. Le gendarme est un militaire aux ordres de ses supérieurs hiérarchiques mais il est souvent seul face à une enquête. Il devra rendre compte aux responsables judiciaires pour lequel il travaille. (Procureur ou juge d'instruction). On ne peut pas se permettre d'avoir des gendarmes qui transmettent des dossiers pleins de fautes et mal rédigés. 

Au même titre que la dictée, la rédaction est une des épreuves phares à ne pas rater. Enfin, vous retrouverez la rédaction à l'examen de l'officier de police judiciaire en fois passé de carrière avec cette fois-ci un sujet sur le judiciaire. (Autant s'y mettre maintenant ;-) 
 

CE QU'IL FAUT FAIRE ET NE PAS FAIRE  
Comment faire face au sujet ? 

---Ce qu'il ne faut pas faire : Surtout, pas de panique ! Paniquer devant le sujet, c'est bloquer toute réflexion, c'est se jeter sur sa copie en écrivant tout ce qui a été vu en cours, sans répondre au sujet. C'est se lancer dans un discours sans cohérence. Conséquence : hors-sujet, et l'assurance de ne pas dépasser 2 sur 10. 

De même, il faut absolument éviter de se lancer de suite dans la rédaction sans avoir au préalable réfléchi au sujet. 
 

CE QU'IL FAUT FAIRE  

---Ce qu'il faut faire :

Avant tout il faut comprendre pourquoi la rédaction fait partie de l'épreuve gendarmerie 

Lors de l'épreuve de la rédaction vous devrez démontrer vos qualités rédactionnelles, les richesses de votre vocabulaire, votre qualité d'analyse et de synthèse d'un sujet ou d'un problème. Vous mettrez votre devoir en valeur en organisant vos idées de façon ordonnées (en plusieurs parties et sous parties) et surtout une transition soignée entre celles-ci. Vous devez également de la façon la plus habile, introduire et conclure votre sujet. 

Concernant le vocabulaire, éviter les mots dont vous ne maîtrisez pas le sens. Si les mots vous manquent, restez simple mais de grâce, évitez les répétitions. 

N'hésitez pas à employer des mots de liaison (c'est pourquoi, néanmoins, désormais, finalement...) afin de lier vos idées qui doivent s'enchaîner de façon limpide. Il est donc important de mettre à plat vos idées dans un premier temps et de les réunir par ordre d'idée et surtout de trouver un enchaînement entre elles. 

 



1 --- Lecture du sujet : Tout d'abord, relis le sujet plusieurs fois pour bien t'en imprégner puis souligne ou surligne les termes importants du sujet . 

Ex. : Sujet : " A l'aide de vos connaissances et des documents fournis, vous expliquerez dans un paragraphe d'une vingtaine de lignes pourquoi la première guerre mondiale est une guerre totale et industrielle. " 

Je souligne maintenant les termes importants du sujet : 

"  la première guerre mondiale , pourquoi , guerre totale , guerre industrielle . " 

Ici comme souvent, tous les termes sont importants  : tu vas devoir maintenant expliquer ce qui se cache derrière ces termes. 

2 --- Chercher les grandes idées au brouillon : Ensuite vient le moment de trouver les grandes idées que tu vas exposer dans le paragraphe : pour cela, fais un brouillon . 

C'est indispensable ! Beaucoup de candidats commencent à rédiger directement sur leur copie pour se rendre compte une heure plus tard qu'ils ont oublié la moitié des idées ou pire, qu'ils sont hors-sujet faute d'avoir suffisamment réfléchi au début ! 

Sur ce brouillon, tu recopies les mots importants du sujet  : ici : " Première guerre mondiale ", " guerre totale ", " guerre industrielle ". 

Puis tu cherches les idées que tu notes en abrégé en utilisant ce qui a été vu en cours mais aussi les documents, en te posant des questions  : 

3 --- Organiser les idées : Lorsque toutes tes idées sont notées en abrégé sur ton brouillon, il ne te restes plus qu'à les organiser , à les grouper de la façon la plus logique possible. 

Tu verras ainsi que se dégage un plan , c'est-à-dire le résumé ordonné des grandes idées que tu vas développer (souvent, le sujet t'invite à suivre un plan), chaque partie étant une partie de la réponse au sujet . 

Avantages  : toutes tes idées sont sous tes yeux donc pas de panique pour savoir ce que tu vas écrire : tu sais où tu vas ; tu peux ainsi vérifier que toutes tes idées sont bien reliées au sujet (donc pas de hors-sujet) et que tu ne répètes pas plusieurs fois la même idée dans ton devoir. 

Il ne te restes plus qu'à rédiger, c'est-à-dire à relier par des mots toutes les idées que tu as écrites sur ton brouillon. 

Rédiger : 
Tout d'abord, présente le sujet par une courte introduction  : tu présentes le contexte du sujet (par exemple, pour le sujet cité plus haut, tu signales que l'Europe sort en 1918 (armistice du 11 novembre) d'une guerre effroyable (10 millions de morts), la pire qu'ait connue jusque là l'humanité, et en présentant en une phrase l'affrontement violent entre plusieurs coalitions de pays, dont la France et l'Allemagne notamment) puis tu rappelles le sujet posé (" Devant un conflit si destructeur, on peut se demander pourquoi on dit que cette guerre est une guerre totale et industrielle  "). Le correcteur est rassuré : il voit que tu as compris quel est le sujet. 

Puis tu rédiges, en présentant clairement tes idées. Attention : Chaque grande idée évoquée doit être justifiée par un exemple. 

Pour le sujet cité plus haut, quand tu parles de la guerre totale, cite des exemples concrets, comme par exemple le chiffre de 8 millions de soldats mobilisés en France, ou bien l'histoire des trous blancs voire des pages blanches dans les journaux parce que le gouvernement avait censuré un ou plusieurs articles ; pour la guerre industrielle, cite l'exemple de Louis Renault qui transforme ses usines pour les adapter aux besoins de la guerre. 

Ces exemples donnent de la consistance à ton devoir et montrent au correcteur que tu sais de quoi tu parles. 

Prenez le temps de faire une petite phrase ou deux de transition pour ne pas sauter du coq à l'âne.

Enfin, achèves ton devoir par une courte conclusion :  tu rappelles les grandes idées développées, tu réponds au problème posé par le sujet et tu ouvres sur un sujet plus vaste. 

A EVITER ABSOLUMENT : Répéter plusieurs fois la même idée; Mélanger les idées entre elles sans les classer (ex. : mélanger les idées concernant la guerre totale et celles concernant la guerre industrielle)  ; Oublier les exemples ; Etre hors sujet ; Etre trop long (plus de 30 lignes) ou trop court (moins de 15 lignes). 

Pour la présentation : Ecris lisiblement et proprement (ce sera le cas grâce au brouillon qui permet d'éviter les ratures qui énervent le correcteur). Tout le devoir doit être rédigé, donc pas de langage abrégé ou d'énumérations (avec tirets). Attention à l'orthographe et aux accords grammaticaux  : prends une ou deux minutes à la fin de l'épreuve pour te relire. Evite absolument les expressions familières ou les considérations personnelles  : les correcteurs sont très sensibles à la qualité et à la correction du langage. 

Enfin, aère la présentation du devoir en sautant une ligne entre chaque partie du devoir  : cela rend ton devoir beaucoup plus clair.
 

Consulter des dictionnaires spécialisés pour être en mesure de bien maîtriser le langage spécifique à la discipline

 
Consulter des dictionnaires de synonymes pour enrichir son vocabulaire

 Dictionnaire des synonymes (Université de Lille) 

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